Le concert mémorable des Colibris à Darwin : Souchon, Dion et Faure en tête d'affiche
Concert des Colibris à Darwin : un moment historique en 2017

Un concert historique pour clôturer le forum des Colibris

Dans les archives, un événement marquant resurgit : le concert de clôture du forum des Colibris, le samedi 25 mars 2017, à l'espace Darwin de Bordeaux. Emmené par un Alain Souchon en pleine forme, ce spectacle s'est transformé en un véritable festival, rassemblant artistes et public autour d'une cause écologique et solidaire. Nous republions ici le récit de cette soirée exceptionnelle, paru initialement le lendemain sur notre site.

Une ambiance unique et engagée

Alain Souchon, après avoir interprété "La ballade de Jim" avec ses fils et Gaël Faure, s'avance vers le micro et annonce : "J'ai écrit un poème". Devant un public ravi, il déclame solennellement : "Colibris, oui, oui, oui !". Cette phrase, reprise en chœur, est devenue un gimmick mémorable du collectif écologiste. Ce moment savoureux illustre l'esprit joyeux et militant qui a caractérisé l'ensemble du concert.

Après une journée riche en débats, conférences et même des "techno-soupes", les Colibris, fondés par Pierre Rabhi, inauguraient une tournée de sept dates à travers la France. Cette initiative visait à promouvoir une société plus proche de la nature, axée sur la transition énergétique et les solidarités.

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Des performances artistiques variées et puissantes

À 20h30, dans la halle basse de Darwin, malgré un froid vif, la salle affichait complet depuis deux semaines. Cyril Dion, cofondateur des Colibris et coréalisateur du documentaire "Demain", a ouvert la soirée avec des lectures poignantes sur les dérives d'un monde dominé par le profit, appelant à une révolution tranquille. À ses côtés, Gaël Faure, initiateur de la dimension artistique du projet, a partagé son inspiration tirée du livre de Pierre Rabhi, "Vers la sobriété heureuse".

Malgré une acoustique moyenne et des lumières modestes, artistes et public ont vécu trois heures de marathon joyeux. Piers Faccini a charmé l'audience avec "Breaking down the wall", tandis que Christine Salem a envoûté avec son maloya solaire. Le trio formé par Xavi Polycarbe, La Chica et Gaël Faure a offert un moment détonant, et Izïa Higelin, intenable, est montée sur scène pour danser et chanter.

Jeanne Cherhal, au piano, a livré un énergique "Je suis liquide", puis a interprété "Agneau de laine" avec Ours, fils de Souchon. Pierre Souchon a ensuite emmené le titre "Vole", écrit pour la lutte contre la maladie d'Alzheimer, avant qu'Ours ne confesse "Jamais su danser". Les chanteuses à piano, comme Laetitia Velma et Emily Loizeau, ont également brillé, cette dernière évoquant les migrants avec sensibilité.

Des moments forts et symboliques

Alain Souchon, septuagénaire intemporel, a offert des classiques tels que "Rien ne vaut la vie" et "Foule sentimentale", illustrant les maux de la société et l'espoir d'un monde meilleur. Izïa Higelin a mis le feu à la salle avec son rock fougueux, blaguant sur la bière Darwin, symbole d'amour et de liberté. Dominique A, en patron chaleureux, a interpellé sur la cause animale et interprété des titres percutants comme "La fin d'un monde".

Le final a vu tous les artistes, techniciens et bénévoles interpréter en chœur "Résiste" de France Gall, créant une communion émouvante. Cyril Dion, les larmes aux yeux, a témoigné de l'émotion partagée, soulignant que les colibris, symboles de petits gestes pour de grands changements, étaient de plus en plus nombreux.

Cette soirée reste gravée dans les mémoires comme un moment fort de mobilisation artistique et écologiste, rappelant l'importance de l'engagement collectif pour un avenir durable.

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