Cénac : Didier Laugaa défend une transition écologique volontariste et une gouvernance collégiale
Cénac : Laugaa prône écologie et concertation pour les municipales

Une candidature collégiale pour Cénac centrée sur l'écologie et la concertation

À Cénac, les élections municipales s'annoncent comme un véritable tournant politique. Didier Laugaa et ses colistiers de la liste « J’aime Cénac » présentent une candidature qui se veut profondément différente de la gestion sortante, en prônant une transition écologique plus volontariste et une concertation bien plus marquée. Leur méthodologie s'appuie sur une approche résolument collégiale, cherchant à rompre avec les pratiques passées.

Un contexte politique marqué par des divisions et des démissions

Le scrutin municipal de mars 2020 avait été particulièrement serré, avec seulement 48 voix séparant les deux listes en lice. Catherine Veyssy avait alors enchaîné un second mandat, tandis que les battus obtenaient quatre sièges d’élus. Six ans plus tard, la situation semble se répéter, mais avec une nuance de taille : la maire de Cénac ne se représente pas, au terme d’un mandat marqué par de nombreuses démissions, tant dans sa majorité (9) que dans l'opposition (13).

La première liste à se lancer s'est constituée autour de Jean-François Auby, premier adjoint, avec Charles Aris-Brosou en tête, vantant l'union en ralliant Étienne Cristofoly, seul élu minoritaire siégeant encore. « Étienne Cristofoly est finalement avec nous », annonce Didier Laugaa, porte-parole de « J’aime Cénac ». Le maître de conférences en psychologie, qui fut adjoint à l'urbanisme de Catherine Veyssy en 2014, avait rejoint la liste l'opposant en 2020. De cette équipe, on retrouve aujourd'hui neuf membres à ses côtés.

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Une vision différente : écologie volontariste et participation citoyenne

« Ce qui nous différencie des sortants, c’est notre action plus volontariste sur la transition écologique et une méthode vraiment participative », déclare Vincent Périn, l'un des colistiers. L'équipe de Didier Laugaa critique ouvertement le projet d'antenne 5G et la hausse de la cotisation foncière des entreprises, les qualifiant de « défauts d’information au cours d’un 2e mandat Veyssy sans vision ».

Pour y remédier, la liste propose un an de concertation et d'ateliers urbains sur l'aménagement du centre-bourg, la relance des référents de quartier, une délégation par élu, un binôme sur chaque dossier, et le partage intégral des indemnités. « Le maire ne siégera pas à la communauté de communes », note en exemple la tête de liste, où l'on trouve également Éric Roux, dirigeant de la bordelaise Rock school Barbey.

Des projets concrets : culture, animation et cantine scolaire en régie

Caroline Lucas, promise à la délégation sur la vie locale, assure vouloir apporter « plus de propositions culturelles, d’animations » à la commune. Parmi les projets-phares de l'équipe, la mise en régie de la cantine scolaire occupe une place centrale. Cette initiative vise à promouvoir les circuits courts, lutter contre le gaspillage alimentaire et sensibiliser à la qualité des repas, s'inspirant de l'association locale Yaka, dont sont issus Vincent Périn et Amélie Kolk.

« Aucun intérêt personnel ni autre ambition personnelle dans notre liste sans étiquette », conclut Didier Laugaa, annonçant des réunions publiques les 26 février et 1er mars à 19 heures dans la salle culturelle. Cette candidature se présente ainsi comme une alternative résolue, cherchant à redynamiser la vie politique locale par une gouvernance plus transparente, écologique et inclusive.

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