La Rochelle : deux mois après l'abattage, le collectif dénonce des dégâts irréversibles
Abattage à La Rochelle : le collectif dénonce les dégâts

La Rochelle : deux mois après l'abattage, le collectif dénonce des dégâts irréversibles

Deux mois après l'opération controversée d'abattage d'arbres au bois de la Faucherie à La Rochelle, les membres du collectif de défense du site sont retournés sur place pour une inspection. Leur constat est sans appel : les dégâts causés à la biodiversité sont considérables et, selon eux, largement irréversibles.

Un plan initial revu à la baisse grâce à la mobilisation citoyenne

Rappelons que grâce à une forte mobilisation citoyenne le dimanche 7 décembre 2025, le plan initial d'abattage de 599 arbres pour la mise en conformité de l'aéroport de La Rochelle avait été substantiellement revu. La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) avait finalement accepté de revenir au plan de 2024, prévoyant l'abattage de 129 arbres seulement et l'élagage de 400 autres.

Le chantier avait démarré fin décembre pour se terminer avant la date butoir du 31 du même mois. Mais aujourd'hui, les défenseurs du bois de la Faucherie dressent un bilan alarmant de cette intervention.

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Des dégâts environnementaux profonds et durables

Lors de leur visite, les membres du collectif ont constaté l'ampleur des dégâts causés à la biodiversité par les abattages et les écimages occasionnés par le plan de sécurisation imposé par l'aéroport. Ils estiment que plus de 500 très grands arbres ont été impactés, dont la majorité ne s'en remettra jamais.

Un chantier destructeur qui laisse des traces profondes dans le sol et dans les esprits, déplorent-ils. Malgré les mesures de compensation et d'accompagnement annoncées, le collectif considère que le désastre environnemental est devenu irréversible.

Un programme de compensation sous haute surveillance

Les regards se tournent désormais vers le très ambitieux programme de compensation annoncé par la préfecture. Celui-ci prévoit notamment :

  • La replantation de 1 320 arbres au faible développement compatible avec l'activité aérienne
  • La plantation de 5 000 arbustes

En attendant la mise en œuvre de ces mesures, le collectif a symboliquement planté deux chênes verts sur le site. Cette action vise à confirmer notre intérêt pour ce dossier environnemental et à montrer que nous resterons vigilants sur la mise en œuvre et le financement public de toutes les mesures annoncées, expliquent-ils.

Des financements publics qui interrogent

Le collectif exprime également ses doutes quant au financement de ces compensations : Nous ne sommes pas dupes, c'est bien avec les subventions des collectivités que l'on va une nouvelle fois permettre les profits de compagnies aériennes privées et le comblement du déficit de l'aéroport.

Et de prévenir avec fermeté : Nous exigeons maintenant que les décideurs prennent leurs responsabilités et que les promesses, affichées à grand renfort de communiqués de presse, soient enfin tenues.

Deux mois après les faits, le dossier du bois de la Faucherie reste donc plus que jamais d'actualité, avec des associations environnementales déterminées à suivre de près l'application des engagements pris et à dénoncer ce qu'elles considèrent comme un précédent dangereux pour la protection des espaces naturels en zone urbaine.

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