Un voyage cauchemardesque pour les passagers du TGV Marseille-Paris
Ce qui devait être un trajet rapide de trois heures et demie s'est transformé en une épreuve de près de dix heures pour les voyageurs du TGV Inoui 6168. Parti de la gare Saint-Charles de Marseille mercredi en direction de Paris, le train n'est finalement arrivé à la gare de Lyon que jeudi matin à 7h31, avec un retard monumental de neuf heures et demie.
Une succession d'incidents improbables
La SNCF a confirmé à 20 Minutes que ce retard de 570 minutes résultait d'une chaîne d'événements malheureux. Tout a commencé par une panne technique dans le secteur de Cavaillon, entre Aix-en-Provence et Avignon, qui n'a pu être résolue sur place. La compagnie ferroviaire a dû acheminer un nouveau TGV depuis Marseille, équipé de 400 coffrets repas et d'eau pour les passagers.
Après un transbordement laborieux vers minuit, les voyageurs ont cru pouvoir enfin reprendre leur route. Mais le calvaire n'était pas terminé : des travaux sur la ligne à grande vitesse ont forcé le train à emprunter la voie classique, limitée à 160 km/h, augmentant encore le retard accumulé.
Le coup de grâce : un choc avec un animal
Comble de malchance, un incident survenu au train précédent - un choc avec un animal - a provoqué une nouvelle interruption de la circulation. Une passagère a résumé l'absurdité de la situation sur X : "Marseille Paris en 10h30, on ne doit pas être loin du record", ironisait-elle.
La SNCF, qui "regrette profondément les conditions de ce voyage", a annoncé que les voyageurs pourraient bénéficier d'un remboursement à hauteur de 150% du prix de leur billet.
Une journée noire pour le rail dans le Sud-Est
Cette mésaventure ferroviaire s'est produite le même jour qu'un accident tragique dans le Var. À Saint-Raphaël, une collision entre un TER et un poids lourd à un passage à niveau a provoqué la mort du chauffeur du camion et fait une vingtaine de blessés légers parmi les 263 passagers.
SNCF Réseau a annoncé l'interruption du trafic entre Toulon et Nice pour la journée, avec une fermeture prolongée entre Saint-Raphaël et Cannes jusqu'à jeudi 17 heures. Ces événements rappellent la vulnérabilité des réseaux de transport face aux aléas techniques et aux accidents.



