Péage du pont de Ré : fin des agents en cabine, automatisation totale
Péage du pont de Ré : automatisation totale achevée

L’essentiel des travaux de modernisation du péage et de réhabilitation du Belvédère est terminé. Depuis le 12 avril, il n’y a plus d’agents receveurs dans les cabines. C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre ce printemps au péage du pont de l’île de Ré. L’ouvrage rochelais, mis en service le 19 mai 1988, compose désormais sans agent receveur. Une évolution aux allures de révolution.

Un chantier de 3,6 millions d’euros

Les travaux d’automatisation, commencés en octobre 2025, touchent à leur terme. La dernière borne automatique sera installée jeudi 7 mai. Des ajustements resteront nécessaires mais, a priori, d’ici le mois de juin, les neuf voies du péage seront totalement opérationnelles. Depuis le 12 avril, il n’y a plus d’agents receveurs dans les cabines.

Ce point d’entrée de l’île de Ré voit passer chaque année 3,4 millions d’automobilistes. Le péage se trouvait être une des dernières gares en France à disposer d’agents en cabine, jour et nuit. Au cœur de l’été, jusqu’à 30 personnes se relayaient pour assurer le service dans les quatre dernières cabines manuelles qui subsistaient.

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Fluidifier le trafic et réduire les bouchons

Ce chantier, chiffré à 3,6 millions d’euros, qui permet notamment de spécialiser les voies par mode de paiement (trois d’entre elles acceptent les paiements en espèces), doit contribuer à fluidifier le trafic. Un défi qui se joue aussi de l’autre côté de l’ouvrage, dans la commune de Rivedoux-Plage, où l’on s’apprête à pérenniser au rond-point de la Redoute les feux tricolores. Dans le prolongement, la géométrie du giratoire est repensée pour favoriser les sorties de véhicule. « Il y aura toujours des bouchons à Rivedoux, c’est inévitable. Mais on s’est fixé des objectifs pour diminuer la longueur des bouchons, leur durée et pour limiter la pénétration dans la commune de flux de véhicules, lorsque la voie sud est bouchée. Et sur ces trois points, on obtient des résultats », se satisfait Patrice Raffarin, maire de la commune et conseiller départemental de l’île.

Toujours dans le même souci, le Département étudie l’opportunité d’instaurer au péage la lecture automatisée des plaques d’immatriculation. Une expérimentation sera menée en 2027.

Le Belvédère modernisé et verdit

À ces projets et réalisations, s’ajoute la quasi-finalisation des travaux de modernisation du Belvédère. L’ensemble des espaces de stationnement a été revu et corrigé. Le site proposera désormais 645 places, soit une centaine de moins qu’à l’origine, mais en contrepartie d’un verdissement des lieux et de nouveaux services : plantation de 350 arbres, engazonnement, installation de bancs, de tables de pique-nique, de sanitaires publics, de bornes de recharge pour véhicules électriques. D’ici la fin du mois de juin, seront proposés des casiers vélos sécurisés et un kit de réparation de vélo en libre accès ainsi qu’une fontaine à eau.

« Ce site n’avait jamais été repris depuis sa création », rappelait, ce mardi 5 mai, Gérard Pons, vice-président au Conseil départemental de la Charente-Maritime en charge de la politique de déplacement, de la mobilité et des infrastructures.

Une troisième et dernière phase de travaux sera lancée en septembre prochain, consistant à réaménager le parking du péage. 6 millions d’euros ont été nécessaires pour transformer l’ensemble du Belvédère. Le chantier a été financé grâce aux recettes du pont. En 2025, le péage a rapporté 15,4 millions d’euros.

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