Une cycliste quadragénaire a vécu un véritable calvaire à Genève, en Suisse. Alors qu'elle circulait à vélo dans le centre-ville, la roue avant de son deux-roues s'est soudainement coincée dans un rail de tramway. La chute a été violente, provoquant de lourdes blessures : trois dents cassées, des fractures à la main et à l'épaule, entraînant quatre mois d'arrêt de travail, comme le rapporte le média suisse 20 Minuten.
Un accident sans tiers impliqué
Sur les lieux, un agent de police a fait souffler la cycliste dans un éthylomètre, conformément aux procédures. Le test s'est révélé négatif. L'agent l'a alors prévenue qu'elle recevrait une amende, tout en exprimant ses regrets. Six mois plus tard, l'amende est arrivée : l'équivalent de 870 euros. La cycliste, sous le choc, parle d'un "second choc post-traumatique". Elle affirme qu'il n'y avait "personne devant moi, ni derrière moi" et que "la circulation n'a pas été entravée".
Une sanction jugée excessive par un avocat
Le Service des contraventions justifie cette amende par une "conduite d'un véhicule sans en rester constamment maître de façon à pouvoir se conformer aux devoirs de la prudence, avec mise en danger". Me Romain Riether, avocat spécialisé en droit de la route, interrogé par nos confrères suisses, estime que la sévérité de la peine est surprenante. "Le droit pénal permet de renoncer à poursuivre un auteur d'infraction s'il a été directement atteint par les conséquences de son acte. Ici, la cycliste a été assez sévèrement blessée. L'amender par la suite me paraît excessif", a-t-il déclaré. Il reste à la cycliste la possibilité de contester la décision de l'agent verbalisateur.



