La CGT Cheminots et les élus ruraux alertent sur l'ouverture à la concurrence des TER en Nouvelle-Aquitaine
CGT et élus alertent sur la concurrence des TER en Nouvelle-Aquitaine

La CGT Cheminots et les élus ruraux mobilisés contre l'ouverture à la concurrence des TER

Mardi 3 mars, à Saintes, la CGT Cheminots, accompagnée d'élus ruraux et d'usagers du rail, a poursuivi ses alertes concernant la prochaine ouverture à la concurrence des trains express régionaux (TER) dans l'ancienne région Poitou-Charentes. Cette ouverture, prévue pour décembre 2027, soulève des inquiétudes majeures quant à l'avenir du service ferroviaire local. La Région Nouvelle-Aquitaine devrait annoncer le nom du nouvel opérateur d'ici le mois de mai, mais les acteurs sur le terrain restent sceptiques.

Des risques accrus pour le réseau ferroviaire

David Plagès, représentant de la CGT Cheminots et membre du comité de vigilance ferroviaire régional, a exposé les défis sous-jacents. « Dans un contexte général, il y a un sous-financement du réseau ferroviaire par l'État », a-t-il déclaré. « Les retards sont causés par l'état du réseau, et ce n'est pas le nom du train ou sa marque qui va changer cela. » La CGT insiste sur le fait que la continuité d'exploitation avec la SNCF est le seul moyen de mutualiser les coûts et de garantir la sauvegarde des petites lignes, essentielles pour les zones rurales.

La défense d'une vision humaine des gares

Olivier Marvaux, président des Sept Sentinelles et membre du comité de vigilance, a défendu le maintien d'une présence physique aux guichets. « On défend une vision humaine de la gare, où on a besoin d'aide et d'informations », a-t-il expliqué. « Une gare, c'est une porte d'entrée sur le territoire. S'il n'y a personne, c'est une gare fantôme. » Cette préoccupation est partagée par de nombreux usagers et élus, qui craignent une déshumanisation du service.

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Les inquiétudes des élus ruraux

Alain Castang, maire de Rouffignac-de-Sigoulès dans le Bergeracois et président de Dordogne pour l'Association des maires ruraux de France, a souligné l'importance du train pour l'avenir des jeunes. « Le train, c'est une solution majeure, qu'il faut pérenniser », a-t-il affirmé. « Si la Région fait des efforts pour ces lignes, on aura moins de voitures. » Cette perspective met en lumière les enjeux environnementaux et sociaux liés à la mobilité en zone rurale.

Une pétition pour préserver les services

Face aux fermetures de guichets dans des gares comme Pons, Thouars, Chabanais, La Rochefoucauld et Ruelle, ainsi qu'à la réduction de l'amplitude horaire dans d'autres telles que Royan, Saintes, Rochefort, Surgères, Cognac et Châtellerault, une pétition évolutive a été lancée à l'échelle de l'Aquitaine-Poitou-Charentes. À ce jour, elle a recueilli 9 256 signatures et sera prochainement remise au Conseil régional. Cette mobilisation citoyenne vise à préserver l'accès aux services ferroviaires et à maintenir une présence humaine dans les gares.

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