La Cara renouvelle son partenariat avec Transdev pour le réseau Cara'bus jusqu'en 2034
La Communauté d'agglomération Royan Atlantique (Cara) a officiellement reconduit la délégation de service public des transports à l'opérateur Transdev. Ce nouveau marché, qui s'étendra de juillet 2026 à juillet 2034, a été validé récemment par les élus communautaires. Transdev, déjà en charge du réseau Cara'bus, était le seul candidat à cette reconduction.
Sept nouvelles communes intégrées au réseau de transport
L'une des évolutions majeures de ce nouveau contrat concerne l'extension géographique du service. À partir de septembre prochain, sept communes supplémentaires seront desservies par des lignes de bus supplémentaires. Il s'agit de Grézac, Le Chay, Corme-Écluse, Saint-Romain-de-Benet, Sablonceaux, L'Éguille-sur-Seudre et Chaillevette.
Selon les estimations de la Cara, cette extension permettra à 23 000 habitants de voir leur offre de mobilité augmenter de 50%. Cette amélioration se concrétisera notamment par une hausse de 20% des kilomètres commerciaux assurés et l'extension du service de mobilité à la demande « Cara'Mobile » à l'ensemble des habitants du territoire.
Amélioration des horaires et cadencement adapté
À partir de septembre, l'amplitude horaire des bus en Pays royannais sera élargie. Les véhicules circuleront désormais de 7 heures à 20 heures, du lundi au samedi. Cependant, le cadencement des lignes desservant l'aire urbaine de Royan évolue significativement.
Comme l'explique Claude Baudin, maire de Saint-Palais-sur-Mer et vice-président en charge des transports à la Cara : « Maintenir toute la journée des bus toutes les demi-heures n'est pas tenable ». Cette fréquence ne sera donc maintenue que le matin jusqu'à 8h30 et à nouveau à partir de 16h30, notamment pour ne pas pénaliser les scolaires.
La question de la gratuité laissée en suspens
Le service Cara'bus restera payant, malgré les appels de certains élus locaux en faveur de la gratuité. Didier Simonnet, premier adjoint au maire de Royan, plaide depuis longtemps pour cette bascule, soulignant que « le total des recettes ne représente que 10% du budget du service ». Il est rejoint sur cette question par Jacques Guiard, élu communiste de Royan, qui évoque la possibilité d'une expérimentation, « peut-être sur le modèle d'Annecy, qui pratique la gratuité l'été ».
Pourtant, comme le déplorent ces élus, l'étude du passage à la gratuité n'a même pas été prise en compte par la Cara dans le cadre de ce nouveau marché.
Une flotte de bus qui ne sera pas électrifiée
Face aux défis environnementaux, la Cara et Transdev ont fait le choix de ne pas électrifier la flotte de bus. Bruno Ledos, directeur du service « aménagement et développement durable », a expliqué aux élus que « l'électrification de l'ensemble de la flotte de bus aurait représenté un très gros surcoût ». La solution de la carburation à l'huile de friture a également été écartée en raison de « tensions sur l'approvisionnement ».
La stratégie retenue consiste donc à allonger la durée de vie des véhicules en service, ce qui devrait permettre une économie de 8 millions d'euros sur la durée de la délégation. Cette approche s'inscrit dans la philosophie générale du nouveau marché, résumée par Claude Baudin : « Amélioration de l'offre, maîtrise budgétaire ».



