Le vraquier Aurora One libéré après 18 jours de détention au port de Bayonne
Aurora One libéré après 18 jours de détention à Bayonne

Le vraquier Aurora One libéré après 18 jours de détention au port de Bayonne

Le vraquier Aurora One, en provenance de Russie, a finalement repris la mer après avoir été bloqué pendant 18 jours au port de Bayonne. Ce navire de 115 mètres, chargé de plaques d'acier, avait été retenu suite à des contrôles ayant mis en lumière des déficiences techniques et des préoccupations concernant les conditions de vie de son équipage.

Une panne de turbomoteurs à l'origine de l'immobilisation

L'immobilisation du vraquier trouve son origine dans une panne de turbomoteurs survenue avant son arrivée à Bayonne. « Un 'petit feu' s'est déclaré au moment de l'avarie », rapporte François Cazeils, président de l'association Escale Adour, qui œuvre pour le bien-être des marins à Tarnos. Peu après son amarrage le 9 février, le Centre de sécurité des navires (CSN) a décidé de procéder à une inspection approfondie du bâtiment, conduisant à sa détention immédiate.

Un historique de défectuosités connu des autorités

Cet incident n'est pas le premier pour l'Aurora One. En 2023, le préfet maritime de l'Atlantique avait déjà ordonné son remorquage après qu'il ait été signalé en panne au large d'Ouessant. « C'est une procédure normale », explique Michel Verlaguet, commandant du port de Bayonne, soulignant que le navire est « assez connu » pour ses déficiences passées. Le CSN a mené son contrôle dans le cadre du Mémorandum de Paris, un dispositif international visant à surveiller les navires étrangers.

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Le vraquier, qui appartient à un armateur bulgare et navigue sous pavillon des îles Marshall, a nécessité des réparations techniques et une mise en conformité de ses documents. Son agent maritime à Bayonne, Sea Invest Shipping Agency, n'a pas souhaité commenter cette détention.

Le bien-être de l'équipage au cœur des préoccupations

La panne des turbomoteurs a entraîné une semaine de retard dans l'arrivée du navire, générant une vive inquiétude parmi les marins. « Peur d'une pénurie d'eau ou de vivres, crainte de ne pas arriver à bon port, de faire naufrage… », détaille François Cazeils. Dominique Perrier, permanente de l'association Escale Adour, évoque des difficultés à bord liées aux avaries techniques, créant un climat d'angoisse durant le voyage.

Si aucune situation de maltraitance n'a été constatée lors de l'inspection des conditions de vie, l'association se réserve le droit d'alerter les Affaires maritimes et l'ITF (International Transport Workers' Federation) si nécessaire. Plusieurs acteurs locaux estiment que la question du bien-être des marins doit faire l'objet d'une vigilance constante.

Une libération conditionnée à la conformité

Le vraquier a finalement quitté le port le 27 février en fin d'après-midi, après une validation administrative finale. Le CSN a levé la mesure de détention une fois les normes techniques rétablies et les documents mis en conformité. Les autorités assurent que la situation répond désormais aux standards internationaux, mettant fin à cet épisode de 18 jours qui a souligné l'importance des contrôles de sécurité et du suivi des conditions de vie des équipages dans le transport maritime.

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