Plan d'aides au transport routier : les détails du dispositif publié au Journal officiel
Aides au transport routier : le plan publié au Journal officiel

Un plan d'aides de 50 millions d'euros pour le transport routier

Le plan d'aides au secteur du transport routier, annoncé fin mars par le gouvernement pour faire face à la hausse des prix du carburant liée à la guerre au Moyen-Orient, est désormais officiel. Avec la parution de son décret d'instauration au Journal officiel ce samedi 17 avril, ce dispositif de soutien peut entrer en vigueur. Doté d'une enveloppe de 50 millions d'euros, il concerne spécifiquement les entreprises de moins de mille salariés dont l'activité principale est le transport routier de marchandises, de voyageurs par autocar et de transport sanitaire hors taxis.

Les modalités financières et les critères d'éligibilité

Selon la catégorie de véhicule, les entreprises pourront bénéficier d'aides forfaitaires : 250 euros par autocar, 70 euros pour une ambulance ou un véhicule de moins de dix passagers, et pour les marchandises, de 100 à 500 euros selon la taille du camion. Cette aide est plafonnée à 60.000 euros par entreprise, soit le double du montant initialement prévu. Pour être éligibles aux aides supérieures à 5.000 euros, les entreprises doivent justifier d'un ratio « excédent brut d'exploitation sur chiffre d'affaires » inférieur ou égal à 5% sur les deux derniers exercices comptables, comme le précise le décret.

Ce soutien vise à renflouer la trésorerie des sociétés « justifiant de difficultés économiques majeures », a insisté le ministre des Transports Philippe Tabarot en mars. Il a indiqué avoir travaillé en étroite collaboration avec les fédérations du secteur pour élaborer un plan ciblé sur les petites, moyennes et entreprises à taille intermédiaire, satisfaisant ainsi les acteurs concernés.

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Les réactions du secteur et le contexte des prix des carburants

L'Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a toutefois exprimé des réserves concernant les conditions d'éligibilité, qui excluent par exemple les entreprises ayant recours à l'emprunt bancaire pour financer leur matériel roulant. L'OTRE appelle le gouvernement à agir rapidement pour une baisse significative des prix du carburant si la réouverture du détroit d'Ormuz ne se traduit pas par une diminution immédiate.

Vendredi, le litre de gazole, carburant le plus utilisé en France, se vendait en moyenne 2,273 euros, selon les données analysées par l'AFP. Bien que cela représente une baisse d'environ 9 centimes sur une semaine, les prix restent supérieurs de plus de 55 centimes par rapport à fin février, soulignant la persistance des tensions sur le marché.

Le gouvernement a également annoncé que ces aides pourraient être renouvelées en mai, offrant ainsi une perspective de soutien continu aux entreprises du transport routier face à l'instabilité économique actuelle.

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