Un passager sanctionné de 200 euros pour écoute musicale excessive dans un train
Un usager de la SNCF a dû s'acquitter d'une amende conséquente de 200 euros après avoir écouté de la musique à un volume jugé trop élevé lors d'un trajet ferroviaire. Cet incident, survenu jeudi 12 février, a été rapporté par TF1 Info et illustre la fermeté des agents face aux nuisances sonores.
Le récit d'une verbalisation qui a dégénéré
Le passager concerné, prénommé Lakhdar, témoigne que les contrôleurs lui ont initialement réclamé une amende de 150 euros. « Ils m'ont demandé de m'acquitter d'une amende de 150 euros », explique-t-il, avant de préciser que le refus de payer immédiatement a entraîné une majoration du montant. La contravention a finalement atteint 200 euros, une somme qui marque durablement ce voyageur.
Selon les agents SNCF présents sur place, le son fort constitue la deuxième source de désagrément dans les transports en commun, justifiant ainsi leur intervention. La plupart du temps, les contrôleurs se contentent d'un simple rappel à l'ordre, mais dans ce cas précis, la situation a nécessité une sanction financière.
Les bases légales de cette amende
La verbalisation trouve son fondement dans le Code des transports, qui « interdit à toute personne de faire usage d'appareils ou d'instruments sonores » de manière à troubler la tranquillité des autres voyageurs. Joseph Suissa, avocat au barreau de Paris, précise que le règlement prévoit cinq classes de contraventions, allant de 135 à 750 euros.
L'amende initiale de 150 euros correspond à la quatrième classe, démontrant la gravité attribuée à ce type d'incivilité. Il est toutefois possible pour les usagers de contester cette amende devant le tribunal de police, une option qui reste ouverte en cas de désaccord.
La position officielle de la SNCF sur les incivilités
Interrogée par TF1 Info, la SNCF a réaffirmé son engagement à garantir des conditions de voyage sereines. L'entreprise ferroviaire déclare que l'objectif est de permettre aux voyageurs de se déplacer en toute sécurité et tranquillité, sans subir d'insécurité ou de sentiment d'insécurité causé par des comportements inappropriés.
Elle demande explicitement à ses opérateurs de lutter contre les incivilités, parmi lesquelles figure l'écoute d'appareils sonores sans écouteurs. Cette politique vise à préserver le confort collectif et à rappeler que les espaces partagés exigent le respect mutuel de tous les usagers.



