L'Agglo d'Agen débloque 150 000 € pour relancer la ligne ferroviaire Agen-Auch
150 000 € pour relancer la ligne Agen-Auch

Une enveloppe votée pour relancer la ligne Agen-Auch

Lors du conseil communautaire de l'Agglo d'Agen, jeudi 26 février, les élus ont examiné des dossiers connexes sous les yeux d'une quinzaine d'opposants à la LGV venus manifester en marge de la réunion. Le premier dossier, présenté par Henri Tandonnet, maire de Moirax et premier vice-président de l'Agglo, concernait la relance de la ligne ferroviaire Agen-Auch.

Henri Tandonnet plaide pour l'accessibilité ferroviaire

Henri Tandonnet, qui quittera ses fonctions le 15 mars, a rappelé que la nouvelle gare LGV, pour laquelle « nous nous battons depuis 1992 », nécessite un nombre conséquent de trains et de clients. « Il fallait d'abord développer les accès routiers, ce qui a été fait avec la création d'un échangeur autoroutier. Maintenant, il faut améliorer l'accessibilité par le rail », a-t-il expliqué.

Il a souligné que l'actuelle gare dispose d'une étoile ferroviaire avec les lignes Bordeaux-Toulouse, Agen-Périgueux et Agen-Auch, cette dernière étant fermée depuis 2018. « Notre objectif est de refaire du domicile-travail sur ces lignes de proximité et de démontrer qu'Agen-Auch peut être une ligne de rabattement vers la gare LGV ».

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Une enveloppe de 150 000 euros pour entretenir la ligne

La ligne Agen-Auch étant en friche, l'Agglo d'Agen a voté une enveloppe de 150 000 euros pour son entretien, jugé stratégique. « Il faut réagir pour éviter que cette ligne ne se dégrade au point de devenir inutilisable », a insisté un élu.

Cet entretien s'accompagne d'une ambition : faire de cette ligne une « ligne test » pour des trains innovants, comme des draisines électriques fonctionnant avec des batteries ou des panneaux photovoltaïques, en partenariat avec l'État, SNCF Réseau et SNCF Innovations.

Jean Dionis évoque le soutien de Jean Castex

Jean Dionis a plaidé pour anticiper une remise en service, citant une conversation avec Jean Castex, PDG du groupe SNCF et ancien Premier ministre. « Il m'a dit que la gare LGV relégitime la ligne Agen-Auch, donc il faut la remettre en état ». L'Agglo interviendra uniquement sur la partie lot-et-garonnaise de la ligne.

La LGV devient un chantier concret

Jean Dionis a affirmé que « la LGV n'est plus un projet, mais un chantier », débuté au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse. Une délibération a fixé les contours de la future base travaux, implantée à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, qui fonctionnera de 2028 à 2032.

Sur 60 hectares acquis, des bâtis seront détruits et le terrain sera mis à disposition à partir du 1er juillet 2026, moyennant un loyer payé par SNCF Réseau. De 2026 à 2027, des fouilles et études seront menées, avec un loyer de 100 000 euros par an, puis porté à 200 000 euros au début du chantier.

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