Marathon de Royan : un parcours exigeant et pittoresque pour la 10e édition
Marathon de Royan : un parcours exigeant et pittoresque

Alors que les courses du marathon de Royan se dérouleront ce dimanche 24 mai 2026, le président de l'organisation, Jean-Pierre Dumon, a évoqué pour Sud Ouest un parcours qui ne fait pas de cadeau. Ceux qui arrivent les mains dans les poches vont sans doute le sentir passer. Si le parcours du marathon de Royan n'est pas le plus dur du calendrier, il n'est pas non plus le plus facile. D'ailleurs, le record de l'épreuve en 2 h 23 min 02 s témoigne du talent de son détenteur, Freddy Guimard, qui sera de nouveau sur la ligne de départ pour cette dixième édition anniversaire.

Un départ immédiat dans le vif du sujet

Ici, les coureurs sont tout de suite dans le bain avec, d'emblée, une petite grimpette de la rue Gambetta pour prendre la direction de Pontaillac et de Vaux-sur-Mer. « L'échauffement est donc primordial pour bien démarrer. Cette année, il y aura une petite surprise avant le départ », prévient le président de l'association Marathon Royan Côte de Beauté. Sur cette course, la beauté du paysage peut cependant faire oublier les côtes. « On a une vue sur mer sur 85 % du parcours. C'est ce qui fait aussi notre spécificité. »

Les difficultés du parcours

Les difficultés sont bien identifiées avec quelques beaux raidillons. On pourrait citer celui de la plage du Chay, à Royan, au niveau du parking, ou encore la côte de Vallières, au bout de la plage du même nom, avant de plonger vers le front de mer de Saint-Georges-de-Didonne. « Sur le retour, en sens inverse, il y a la remontée par la polyclinique. On peut y laisser des plumes », préfère avertir le patron de l'organisation du marathon. Au bout, il y a la récompense d'une arrivée sur la plage de la Grande Conche avec, pour les dix ans, l'installation d'une arche numérique.

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Les conseils d'un expert

Le dirigeant conseille donc d'y aller mollo. « Ceux qui sont partis dans l'idée de faire tel ou tel temps ont tendance à ne pas vouloir perdre trop de secondes dans les côtes et à forcer. D'expérience, je sais que ce n'est pas la bonne stratégie. Lorsque je sens que le cardio monte et que les cuisses tirent un peu, je réduis la cadence. Ce qui me permet d'accélérer, après, dans la descente en rattrapant le temps perdu. Généralement, je double des coureurs qui ont tout donné dans la côte et qui sont obligés de récupérer derrière », souligne-t-il.

Encouragements musicaux et hydratation

Pour encourager les participants, huit groupes de musique seront répartis sur tout le parcours. « C'est devenu indispensable. Quand on est dans le dur, ça encourage. » Qui veut aller loin ménage sa monture pourrait donc être l'adage. D'autant plus que pour les derniers du semi-marathon ou du marathon, il risque de faire chaud. « On annonce 30 degrés à 13 heures. Des consignes seront données avant les départs des courses pour bien s'hydrater. Il y aura notamment des points d'eau tous les kilomètres sur les six derniers kilomètres du marathon et du semi-marathon. Lorsqu'on commence à se sentir mal, il est trop tard », insiste Jean-Pierre Dumon. Un coureur averti en vaut deux.

Départs échelonnés

Le départ du marathon sera donné à 7 h 30 place Charles-de-Gaulle à Royan ce dimanche 24 mai 2026 pour un circuit de deux boucles entre Royan, Vaux-sur-Mer et Saint-Georges-de-Didonne. Le 10 kilomètres partira à 8 h 30 et le semi-marathon à 9 h 30.

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