Caroline Barrow, la guide épicurieuse qui révèle les secrets insolites de Pau
Guide épicurieuse : Caroline Barrow dévoile les secrets de Pau

Caroline Barrow, la guide épicurieuse qui transforme la découverte de Pau en aventure culturelle

Vous rêvez de visites insolites et passionnantes ? Laissez-vous guider par Caroline Barrow, qui raconte sa ville et sa région comme personne. Une échappée culturelle garantie, et bien plus encore ! Si la curiosité est un vilain défaut, Caroline Barrow peut se réjouir de ne pas avoir que des qualités. Chineuse, sans cesse en quête de nouvelles histoires à raconter, elle se délecte d’anecdotes glanées au hasard d’une lecture ou d’une rencontre, qu’elle vous narrera en retour lors de ses visites. D’où son surnom de « guide épicurieuse ».

Découvrir autrement l’histoire de Pau, à pied ou à vélo

D’origine britannique par son père et norvégienne par sa mère, Caroline s’installe à Pau, « ville anglaise », il y a près de trente ans. Et s’il n’est pas facile de s’imposer en tant que spécialiste d’une ville dont on n’est pas originaire, Caroline l’anglophone a fait sa place et su se rendre incontournable. Incollable au plan historique, architectural et narratif surtout, elle embarque ses visiteurs là où le commun des touristes ne va pas. Sa manière d’aborder la cité d’Henri IV par le petit bout de la lorgnette, en racontant la « petite » histoire de la « grande », fait qu’on est pendu à ses lèvres et qu’on en redemande !

Pau, ville mondaine et touristique : un flash-back au XIXe siècle

Flash-back au XIXe siècle. La capitale du Béarn est alors l’une des stations climatiques et sportives les plus prisées d’Europe. Une réputation née d’un best-seller rédigé par un médecin écossais, Alexander Taylor, à qui la ville doit tout. Ou presque. Qui aurait cru qu’un simple ouvrage ait contribué à une telle notoriété ? « De l’influence curative du climat de Pau », c’est son titre, suffit à donner à la ville un coup de fouet touristique sans pareil !

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Tout ça, Caroline le raconte à son auditoire sur le perron du grand hôtel Gassion, qui fut l’un des hôtels de luxe les plus en vogue en Europe. « Son histoire incroyable est le reflet d’un demi-siècle de faste, incarné par son créateur, explique-t-elle. Un Béarnais ayant fait fortune aux Amériques et dont la folie des grandeurs fit rayonner Pau au plan international jusqu’en 1929. La crise de Wall Street provoqua son naufrage… » Visiter les parties communes du Gassion avec Caroline Barrow, c’est embarquer à bord du « Titanic », à la découverte de son prestige d’antan et de sa chute subite.

Le boulevard des Pyrénées et les villas anglaises : des trésors cachés

On emprunte le boulevard des Pyrénées, balcon imprenable sur la chaîne de montagnes. Mais, contre toute attente, c’est dos aux cimes que la guide nous raconte l’histoire de l’ouvrage. Créé de toutes pièces de 1854 à 1870 entre le château et la place Royale, puis de 1890 à 1900 jusqu’au parc Beaumont, il devait être l’artère principale de la ville. Des familles furent expropriées pour la construire.

À son extrémité, le très chic quartier Trespoey et ses villas anglaises rappellent à quel point la capitale béarnaise était jadis le « Davos » des Pyrénées, où se croisaient les « grands » de ce monde. Gaston Doumergue, le roi Alphonse XIII, Louis Barthou, Léon Bérard et bien d’autres ont foulé les tapis de la Villa Navarre, devenue un hôtel-restaurant cinq étoiles, et de sa sœur jumelle, la Villa Régina. On apprend qu’elles auraient peut-être même été des triplées ! Caroline Barrow dévoile l’histoire avec passion.

Story Tea-Time et autres surprises : des expériences uniques

Son concept de « Story Tea-Time » propose la visite très privée d’une villa anglaise et la rencontre de son hôte, avec qui ses « invités » partagent une pause gourmande. Un peu de l’histoire paloise racontée dans le décor intimiste d’une villa qui d’ordinaire ne se visite pas, en sifflant une tasse de thé. Le « Story Tea-Time », un moment privilégié, autour d’un morceau d’histoire… et de cake.

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Caroline propose aussi la visite des villas anglaises, à vélo ou en mode safari photo, pour en voir un maximum. On en comptait 350 à l’époque, il n’en resterait qu’une centaine. La guide réserve bien d’autres surprises à qui se passionne pour l’histoire et les vieilles pierres. À commencer par le palais Sorrento, auquel elle seule a accès. Ou les quartiers du Hédas, du Foirail, le parc Beaumont ou l’ancien domaine du Roy. De quoi visiter sans modération.