Les moteurs vrombissent, l'odeur du carburant est prégnante, les photographes en herbe fleurissent et les curieux de tous sexes, âges et horizons se perdent dans les paddocks. Pas de doute, le Grand Prix de Monaco Historique a bel et bien commencé ce vendredi 24 avril en Principauté. Avec des tribunes déjà bien garnies pour ce premier jour d'essais libres. Un retour dans le temps - entre 1925 et 1985 - qui fait le succès de cette biennale depuis maintenant 15 éditions.
Un retour en enfance pour les passionnés
Richard et Michel viennent uniquement pour cette journée du vendredi, la seule gratuite des trois jours. Cette journée, pour eux comme pour beaucoup, c'est un véritable retour en enfance. « Je suis nostalgique de la Formule 1 des années 1970-1980, confie Michel. C'est l'une des meilleures époques pour moi. Je ne regarde plus aujourd'hui. À l'époque, j'allais à quasiment tous les Grands Prix de la saison. Ici, je retrouve les voitures qui m'ont fait vibrer quand j'étais plus jeune. » Même son de cloche chez son ami Richard, qui vient retrouver ici une passion qu'il a perdue aujourd'hui. « C'est évident que je préférais avant, explique-t-il. Les pilotes de l'époque c'étaient des vrais seigneurs de la Formule 1. Ils pilotaient des karts de 800 chevaux, c'étaient des tombeaux roulants ! »
Découvrir une époque révolue
Si eux ont connu ce qu'ils considèrent être l'âge d'or de la Formule 1, d'autres sont justement venus se cultiver sur cette époque qu'ils n'ont pas connue. C'est le cas de Thibault. « Je suis assidûment la Formule 1 depuis sept ans, raconte-t-il. Je regarde tous les Grands Prix. C'est toujours intéressant de pouvoir observer les voitures qui roulaient il y a plusieurs dizaines d'années. Puis le bruit aussi fait plaisir. C'est un peu ce qu'on a perdu aujourd'hui… donc se faire casser les oreilles, ça fait du bien quand même. »
La proximité, un atout majeur
Outre ce côté retour vers le passé qui plaît beaucoup, l'autre atout de ce Grand Prix Historique, c'est la proximité qu'il offre. Avec un billet, il est possible d'arpenter les allées des paddocks, d'échanger avec les pilotes et de voir de près ces belles mécaniques. « Tout à l'heure il y avait Jean Alesi au stand Ferrari, s'exclame Thibault. Une légende. Je ne l'ai pas connu mais mes parents quand ils parlent de F1, c'est Alesi, Senna, Schumacher… »
Pour Ludivine, qui n'a pas non plus connu ces années du fait de son jeune âge, le Grand Prix Historique offre cette dimension populaire que n'offre pas un Grand Prix classique. « Dans un Grand Prix actuel, tout est cloisonné, on ne voit pas les pilotes, on n'a pas accès aux coulisses, tout est millimétré… là, on a accès à quasiment tout, souligne-t-elle. Lors des courses on peut voir les pilotes, on peut parler avec eux dans les paddocks, l'ambiance est vraiment chaleureuse. »
Des tarifs attractifs
Autre argument et non des moindres, celui des tarifs. Lors du Grand Prix, les prix peuvent s'envoler jusqu'à plus de 1 000 euros. « Je ne suis jamais allé au Grand Prix de Monaco à cause du prix, confie Joan, venu de Catalogne pour sa première en Principauté. C'est ce pourquoi j'ai décidé de venir au Grand Prix Historique qui est quand même bien plus abordable. J'ai déboursé 120 euros pour la journée du dimanche et 60 euros pour celle du samedi, c'est très correct. »
Proximité, patrimoine et prix attractifs : le triptyque gagnant du Grand Prix de Monaco Historique. Ce samedi, place aux essais qualificatifs, avant les courses décisives ce dimanche. Retrouvez l'intégralité du programme du Grand Prix de Monaco Historique sur le site de l'Automobile Club de Monaco.



