Un projet audacieux pour revitaliser le tourisme pyrénéen
Roxane Casteignau et Samuel Vandaele, deux Aspois, ont entrepris une aventure remarquable en reprenant un bâtiment de Bedous, laissé à l'abandon depuis une quinzaine d'années. Leur objectif : le transformer en un complexe immobilier et touristique de premier plan, comprenant notamment un spa. Cette initiative, saluée comme un levier d'attractivité pour le territoire, répond à des besoins identifiés localement.
Une inauguration en présence des autorités
L'inauguration du Bain sauvage s'est déroulée le vendredi 10 avril, rassemblant un panel impressionnant de partenaires financeurs et de représentants officiels. Parmi eux, Nathalie Vitrat, sous-préfète d'Oloron-Sainte-Marie, Iñaki Echaniz, député de la 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, et la sénatrice Frédérique Espagnac. Les présidents de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques et de la Communauté de communes du Haut-Béarn étaient également présents, ainsi que les maires aspois de Bedous et d'Accous.
Ingénierie et aménagement : un défi de taille
Samuel Vandaele, cogérant de l'entreprise Etxe Berri de Soule, a supervisé l'ingénierie du projet. Le principal défi consistait à scinder le site en plusieurs parties pour éviter les nuisances entre les différentes populations qui occuperont les lieux. Ainsi, le complexe comprend des habitats à l'année avec accès séparés, des logements pour saisonniers à l'étage, un gîte de groupe, des appartements touristiques pour deux à cinq personnes, un espace bien-être avec piscine et spa, ainsi qu'une salle avec cuisine collective et espace petit-déjeuner.
Financement et soutien public
Le budget total s'élève à 3 080 000 euros HT, avec 53% de subventions et 47% financés par la SAS Les Sources d'Aspe et divers prêts. L'État a contribué à hauteur de 690 000 euros pour des choix environnementaux, comme la récupération des eaux pluviales, l'installation de panneaux photovoltaïques, l'utilisation d'enduit à la chaux et la végétalisation du site. Lors de l'inauguration, des discussions ont porté sur la complexité des procédures administratives, avec des appels à une simplification pour mieux suivre les dossiers.
Un héritage historique préservé
Le Bain sauvage s'inscrit dans une riche tradition historique, évoquant le monastère Saint-Jean-de-Laxe du Moyen-Âge et les bains thermaux de la source de Suberlache du XIXe siècle. Roxane Casteignau et Samuel Vandaele, ravis de l'accueil réservé à leur projet, restent prudents face aux enjeux opérationnels à venir, soulignant leur approche étape par étape pour assurer le succès de cette entreprise.



