Alti Aigoual : une saison record depuis 2018 grâce à un modèle économique repensé
Alti Aigoual : saison record depuis 2018, modèle économique repensé

Alti Aigoual célèbre sa meilleure saison depuis 2018

Denis Boissière, porte-parole de la station de ski Alti Aigoual, affiche un optimisme mesuré mais réel après une saison hivernale qui a dépassé toutes les attentes. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : avec plus de 16 000 forfaits vendus et environ 70 000 personnes accueillies, cette année marque un rebond significatif pour la station cévenole.

Un début de saison inquiétant transformé en succès

Le porte-parole reconnaît que la saison a débuté dans l'incertitude. « Fin novembre, on a eu du mal à payer nos employés », confie-t-il. La situation semblait critique jusqu'à la chute de neige du 26 décembre, qui a permis la réouverture des pistes et marqué le début d'une véritable résurrection. Malgré des retards dans l'ouverture de la cafétéria, résolus par des travaux internes fin janvier, la station a su rebondir.

Un modèle économique repensé autour du bénévolat

La clé de ce succès réside dans une transformation profonde du modèle économique. Alti Aigoual fonctionne désormais avec 70% de bénévoles, un changement structurel qui a permis de réaliser le double du meilleur chiffre d'affaires antérieur depuis l'obtention de la délégation de service public (DSP). Cette stratégie a conduit à une réduction d'un tiers de la dette, même si 400 000 euros restent à éponger.

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Des perspectives d'avenir ambitieuses

Avec une DSP valable jusqu'en 2029, la station envisage l'avenir avec sérénité. Des travaux de réhabilitation globale sur trois bâtiments sont programmés. L'objectif est de passer de sept remontées mécaniques ouvertes cette saison à dix, et d'augmenter le nombre de pistes de huit à onze l'année prochaine.

Denis Boissière évoque également le souhait d'embaucher une ou deux personnes, tout en poursuivant le projet de transformation en station cinq saisons. Une rencontre avec Stéphane Maurin, président du Parc national des Cévennes, est en préparation pour discuter de ces perspectives.

« Même si on s'arrête en 2029, si notre action aura permis que les choses s'améliorent, c'est toujours ça de gagné », conclut le porte-parole, soulignant l'importance d'un héritage positif pour l'avenir de la station.

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