SFR : Patrick Drahi accepte l'offre de rachat à 20,35 milliards d'euros d'Orange, Free et Bouygues Telecom
SFR : Drahi accepte l'offre de rachat à 20,35 milliards d'euros

Le dénouement historique pour SFR se précise avec l'acceptation de l'offre de rachat

Le sort de SFR semble désormais scellé. Selon des sources proches du dossier, Patrick Drahi, propriétaire d'Altice France, a officiellement donné son accord ce matin à une nouvelle offre de rachat global formulée par le consortium réunissant Orange, Free et Bouygues Telecom. Cette transaction colossale, évaluée à 20,35 milliards d'euros, propulse les quatre opérateurs dans une phase de négociations exclusives, marquant un tournant majeur dans l'histoire des télécommunications françaises.

Une offre en nette progression après des mois d'incertitude

Après des mois de spéculations et d'incertitudes, le montant final a été arrêté : le trio d'acquéreurs déboursera la somme de 20,35 milliards d'euros pour s'emparer de l'opérateur au carré rouge. Cette enveloppe financière représente une progression significative par rapport à la première offre conjointe déposée le 15 octobre 2025, qui s'élevait alors à 17 milliards d'euros. À l'époque, la direction d'Altice avait jugé cette proposition initiale insuffisante, conduisant à de nouvelles discussions.

Le passage de quatre à trois opérateurs avait déjà failli se concrétiser il y a quelques années sous le nom de code « Jardiland ». Cette fois-ci, les négociations qui se sont déroulées dans le plus grand secret portaient le nom de code « Voltaire », témoignant de l'importance stratégique de cette opération pour l'ensemble du secteur.

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Entrée dans une phase cruciale de négociations exclusives

L'acceptation de cette offre par Patrick Drahi permet désormais l'ouverture d'une période de négociations exclusives. Cette phase technique est absolument indispensable pour finaliser la documentation juridique imposante, représentant plusieurs milliers de pages, nécessaire à une opération d'une telle envergure. La répartition des actifs entre Orange, Free et Bouygues Telecom devrait rester sensiblement identique à celle qui avait été esquissée lors des discussions préliminaires d'octobre dernier, préservant ainsi l'équilibre initialement envisagé.

Un processus sous haute surveillance réglementaire

Malgré cet accord financier historique, l'opération reste soumise à plusieurs conditions suspensives majeures. Conformément à la législation en vigueur, la procédure intègre la consultation obligatoire des instances représentatives du personnel. Les syndicats de SFR devront ainsi être consultés avant toute signature définitive, garantissant le respect des droits des employés. Parallèlement, l'opération devra obtenir l'aval des autorités de régulation.

L'Autorité de la concurrence et l'Arcep examineront de près ce partage du marché pour s'assurer du maintien d'une dynamique concurrentielle saine en France. Leur analyse portera notamment sur les implications pour les consommateurs et l'équilibre concurrentiel dans le secteur des télécommunications.

Cette recomposition historique du paysage des télécoms français, qui passe de quatre à trois opérateurs de réseau, entre désormais dans sa phase finale de concrétisation. L'issue de ces négociations exclusives et le feu vert des autorités régulatrices détermineront l'avenir de SFR et redéfiniront durablement la structure concurrentielle du marché français des télécommunications.

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