Faraday Future tourne la page de l'automobile pour embrasser la robotique
Après une série d'échecs retentissants dans le secteur automobile, Faraday Future, la start-up américaine fondée en 2014 à Los Angeles, semble avoir trouvé une nouvelle voie : la robotique. Initialement créée pour concurrencer Tesla avec des véhicules électriques haut de gamme, l'entreprise nommée en hommage au scientifique Michael Faraday a vu ses ambitions s'effondrer face aux retards chroniques et aux promesses non tenues.
Le rêve automobile transformé en fiasco industriel
Le projet phare de Faraday Future était le FF 91, un SUV électrique luxueux qui promettait une autonomie exceptionnelle, des performances de pointe et une intelligence artificielle avancée. Malgré ces annonces ambitieuses, la production n'a jamais décollé, se limitant à quelques unités livrées, transformant ce rêve en un véritable fiasco industriel.
Une nouvelle stratégie centrée sur trois robots
Lors du salon NADA de Las Vegas, Faraday Future a dévoilé trois modèles de robots, marquant un virage stratégique radical :
- Le Futurist : un humanoïde professionnel haut de gamme équipé de 28 moteurs et d'une batterie amovible, conçu pour servir de concierge multilingue dans les hôtels et musées.
- Le FF Master : un modèle humanoïde plus abordable destiné à la recherche, à la formation ou au rôle d'assistant domestique.
- Le FX Aegis : un robot quadrupède capable de grimper des pentes et de franchir des obstacles, idéal pour la surveillance de jardins ou d'entrepôts, ainsi que pour les missions de recherche et de sauvetage.
Une ambition affichée : concurrencer Tesla sur le terrain des humanoïdes
À l'instar de Tesla avec son robot Optimus, Faraday Future annonce vouloir devenir la première entreprise à produire et commercialiser des robots à grande échelle. La firme mise sur des applications variées, allant des assistants domestiques aux concierges robotiques connectés en 5G, en passant par des gardiens automatisés.
Un scepticisme justifié face à cette reconversion
Cette annonce soulève cependant des questions légitimes. Après avoir échoué à livrer plus d'une poignée de véhicules électriques, la décision de copier Tesla dans la course aux humanoïdes paraît quelque peu optimiste. Beaucoup voient dans cette initiative un simple coup de communication, visant à redorer l'image d'une entreprise en difficulté, plutôt qu'une véritable stratégie industrielle crédible.