Les retraités de Béziers manifestent contre la précarité et exigent une revalorisation de 10 %
Manifestation des retraités à Béziers contre la précarité

Les retraités biterrois dénoncent une précarité grandissante

Ce jeudi 2 avril, une cinquantaine de manifestants, principalement des retraités, se sont rassemblés devant la sous-préfecture de Béziers dans le cadre d'une journée d'action nationale. Ils ont exprimé leur colère face à la détérioration de leurs conditions de vie, rejetant l'image de privilégiés souvent associée aux seniors.

Un pouvoir d'achat en berne et des pensions modestes

Les participants ont mis en lumière la réalité économique difficile de nombreux retraités. Bernard Roustan, responsable de l'Union des sections locales des retraités du Biterrois, a souligné que 60 % des retraités perçoivent une pension inférieure au Smic, avec 27 % d'entre eux, dont 74 % de femmes, vivant avec moins de 1 000 euros par mois. Il a dénoncé une revalorisation des retraites de base de seulement 0,9 %, qualifiée de dérisoire face à l'inflation galopante.

L'accès aux soins de plus en plus compromis

Outre les problèmes financiers, les manifestants ont pointé du doigt les difficultés croissantes d'accès aux soins. Ils ont évoqué la hausse des cotisations, des franchises et des taxes supplémentaires sur les mutuelles, ainsi que l'augmentation du forfait hospitalier de 20 à 23 euros depuis le 1er mars. Bernard Roustan a averti que ces mesures risquent d'aggraver le renoncement aux soins parmi les populations âgées.

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Des revendications claires pour une action immédiate

L'intersyndicale, composée d'organisations comme la CGT, la FSU et Solidaires, a présenté des demandes concrètes :

  • Une revalorisation immédiate de 10 % des pensions de base et complémentaires pour compenser la perte de pouvoir d'achat.
  • Un accès garanti aux soins pour tous les retraités, sans barrières financières.
  • Le développement des services publics sur l'ensemble du territoire et un financement de la Sécurité sociale basé sur les cotisations sociales.

Une délégation a été reçue par le sous-préfet Jacques Lucbereilh pour exposer ces doléances, insistant sur l'urgence de la situation. Les retraités affirment qu'ils ne doivent pas être les boucs émissaires des difficultés économiques nationales, après des carrières souvent longues de plus de 42 ans.

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