L'ombre de la mafia derrière l'immobilier corse
Ombre mafieuse sur l'immobilier en Corse

L'immobilier corse sous l'emprise mafieuse

Une vaste enquête menée par les autorités judiciaires et financières met en lumière l'infiltration croissante de la criminalité organisée dans le secteur immobilier de la Corse. Depuis plusieurs années, des réseaux mafieux utilisent l'achat et la vente de biens immobiliers pour blanchir de l'argent sale, tout en exerçant des pressions sur les professionnels du secteur.

Des transactions suspectes en hausse

Selon les magistrats spécialisés, le nombre de transactions immobilières suspectes a augmenté de 30 % en cinq ans. Les enquêteurs ont identifié des montages financiers complexes impliquant des sociétés écrans et des prête-noms. Ces pratiques permettent aux organisations criminelles d'investir dans des biens de prestige, notamment dans les zones touristiques et les grandes villes comme Bastia et Ajaccio.

Les professionnels de l'immobilier sont souvent mis sous pression, voire menacés, pour accepter des deals douteux. Certains agents immobiliers ont même été contraints de collaborer sous la menace de violences physiques ou de représailles sur leurs proches.

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Un phénomène qui gangrène l'économie locale

L'impact de cette infiltration est considérable. Les prix de l'immobilier flambent dans certaines régions, rendant l'accès au logement difficile pour les Corses. Par ailleurs, l'argent blanchi alimente d'autres trafics, comme le trafic de stupéfiants ou les extorsions. Les autorités tentent de réagir en renforçant les contrôles et en créant une cellule spécialisée dans la lutte contre la criminalité financière.

Des mesures pour contrer le phénomène

Le gouvernement a annoncé un plan d'action pour lutter contre cette dérive. Parmi les mesures prévues : un meilleur encadrement des transactions immobilières, la création d'un fichier centralisé des ventes suspectes et une coopération renforcée entre les services de police, la gendarmerie et les douanes. Des opérations de saisie de biens ont déjà été menées, avec plus de 50 millions d'euros de biens immobiliers confisqués en deux ans.

Les professionnels du secteur appellent à une vigilance accrue et à une meilleure formation pour détecter les signes de blanchiment. Ils réclament également des peines plus lourdes pour les infractions liées à la criminalité organisée dans l'immobilier.

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