Une transformation spectaculaire dans le quartier Saint-Cléophas
À Montpellier, dans le quartier Saint-Cléophas, une maison des années 60 a subi une métamorphose énergétique remarquable. Classée E avant les travaux, elle affiche désormais une performance de classe A, grâce à une rénovation globale comprenant notamment une isolation par l'extérieur. Cette réussite a été présentée lors d'une visite organisée par l'Agence locale de l'énergie et du climat (Alec), attirant une trentaine de participants mi-avril.
Un financement largement soutenu par les aides publiques
Le coût total des travaux s'élève à environ 63 000 €, dont 83 % ont été financés par des aides publiques. Plus précisément, 63 % proviennent de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) et 20 % de la Métropole de Montpellier. Selon André Lacassagne, conseiller à l'Alec, selon les situations, il est possible d'atteindre jusqu'à 90 % d'aides, mais ces montants sont plafonnés à environ 40 000 € depuis une révision à la baisse.
Un parcours exigeant malgré les soutiens financiers
Le propriétaire, qui a souhaité rester anonyme, a partagé son expérience avec les visiteurs. Il a souligné la complexité du chantier, étalé sur plusieurs mois, et l'importance cruciale de se faire accompagner par un opérateur comme Urbanis, mandaté par la Métropole. Les questions des participants ont principalement porté sur la recherche d'artisans, la coordination des travaux et les démarches administratives. Rudy Vallon, chef de projet chez Urbanis, a répondu aux interrogations, rappelant les règles et rassurant les propriétaires en cours de projet.
MaPrimeRénov' : une aide clé mais en évolution
MaPrimeRénov' reste en 2026 la principale aide publique pour la rénovation énergétique. Accessible à tous les propriétaires, son montant varie selon les revenus et le gain de performance, pouvant couvrir 35 à 90 % des travaux, avec un plafond d'environ 40 000 €. Le dispositif est désormais recentré sur les logements les plus énergivores (classes E, F, G) et impose souvent un accompagnement. Les règles évoluent régulièrement, et certaines aides sont conditionnées à des choix techniques, comme l'abandon des énergies fossiles.
Les panneaux photovoltaïques ne sont plus pris en charge
Un changement notable a été signalé : les panneaux photovoltaïques, pourtant intégrés dans ce projet, ne sont plus éligibles dans le cadre des rénovations globales. Cette évolution a suscité des interrogations parmi les participants.
Une réussite qui fait école
En quittant les lieux, les visiteurs ont retenu une leçon : transformer une passoire thermique en logement performant est possible, mais cela nécessite anticipation, accompagnement et persévérance. Cette maison de Saint-Cléophas en est la preuve concrète, et pourrait servir d'exemple à l'heure où les factures d'énergie ne cessent d'augmenter.



