La Maison de l'Infante à Saint-Jean-de-Luz en vente pour 10 millions d'euros
Maison de l'Infante en vente à Saint-Jean-de-Luz

La Maison de l'Infante, joyau historique de Saint-Jean-de-Luz, en vente pour 10 millions d'euros

Une page familiale vieille de 150 ans est sur le point de se tourner à Saint-Jean-de-Luz, marquant également un chapitre important de l'histoire locale et nationale. La Maison de l'Infante, propriété depuis la fin du XIXe siècle de la lignée Debibié, devenue Artéon, va changer de mains. Cette demeure à la noble façade de style italien, qui accueillit Marie-Thérèse de Habsbourg avant son mariage du siècle avec Louis XIV le 9 juin 1660, est actuellement en vente au prix de 10 millions d'euros. Des offres sérieuses ont déjà été formulées, et la transaction pourrait se conclure en 2026.

Un bien emblématique au passé riche

La bâtisse, d'un peu plus de 1 000 m², domine le port de Saint-Jean-de-Luz et a été édifiée sur deux étages et demi, en comptant les tours. Discrètement mise sur le marché dès 2022, la commercialisation a véritablement débuté en avril 2025, suite à un accord amiable entre les coindivisaires après le décès de Claude Descorps-Artéon le 5 octobre 2024. La famille a sélectionné trois agences immobilières pour gérer la vente, explique Caroline Artéon, l'une des quatre enfants de Claude Descorps-Artéon.

La Maison de l'Infante, également connue sous le nom de Joanoenia, a été construite vers 1640 par l'armateur basque Joannot de Haraneder. Elle jouit d'un emplacement exceptionnel, avec une vue sur les bateaux, la Rhune et un bout de la Grande Plage. Cependant, définir sa valeur marchande n'a pas été simple, avec des estimations fluctuant autour du montant actuel.

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Contraintes patrimoniales et projets futurs

La façade de la maison est inscrite au titre des Monuments historiques, mais non classée, tandis que l'intérieur demeure un espace strictement privé. Le futur propriétaire devra se rapprocher de la Drac pour tout projet de travaux et respecter les recommandations fixées par le conservateur des Monuments historiques, précise Caroline Artéon. Ces contraintes, ajoutées aux coûts élevés de rénovation, ont conduit à un réajustement du prix de vente pour augmenter les chances de transaction.

Les vendeurs, profondément attachés à ce leg ancestral, ont écarté plusieurs propositions de promoteurs, jugées insuffisantes en termes de valorisation historique. À ce jour, trois pistes sérieuses sont envisagées :

  • Un projet hôtelier haut de gamme
  • Un ensemble d'appartements de luxe
  • Un scénario mêlant événementiel, expositions d'art et locaux commerciaux

Une histoire familiale qui traverse les générations

La maison a été acquise à la fin du XIXe siècle par Carmen Debibié Turquetty, née à Buenos Aires, dont la famille avait fait fortune dans la quincaillerie en Argentine. Transmise de génération en génération, elle est aujourd'hui en indivision entre les héritiers Artéon, qui insistent sur la nécessité de préserver son patrimoine historique tout en envisageant son avenir avec des projets respectueux de son passé.

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