Le Conseil d'État met fin à six années de contentieux immobilier à Castanet
Le Conseil d'État a donné raison au promoteur immobilier Narixa dans l'affaire de la résidence Castanet Garden, située impasse des Guifettes à Castanet. Cette décision, intervenue le 31 décembre 2025, clôt définitivement six années de recours judiciaires intentés par une vingtaine de riverains opposés au projet.
Une mobilisation citoyenne de longue haleine
En 2019, vingt-trois riverains de l'impasse des Guifettes s'étaient mobilisés contre ce projet qu'ils estimaient "surdimensionné" pour ce secteur résidentiel, décrit comme un petit bout de garrigue en ville. Ils craignaient des nuisances et atteintes à l'environnement. Leur combat judiciaire a suivi un parcours complet :
- Recours amiable auprès de la Ville de Castanet
- Saisine du tribunal administratif
- Appel final devant le Conseil d'État
Cette saga judiciaire faisait suite au refus par la municipalité de trois permis de construire successifs entre octobre 2019 et mai 2021 pour des projets présentés par Narixa sur cette même parcelle de 2 600 mètres carrés.
Un projet immobilier haut de gamme enfin sur les rails
Michel Broncano, promoteur chez Narixa connu pour des réalisations comme le Purple ou le Kubismo à Nîmes, avait saisi le tribunal administratif après les refus municipaux. Le tribunal avait alors enjoint la mairie à délivrer le permis de construire.
Le projet Castanet Garden prévoit :
- 17 appartements du T2 au T5
- Prix de vente compris entre 160 000 et 499 000 euros
- Toits en tuile pour évoquer une grande villa
- Parking souterrain accessible depuis l'impasse des Guifettes
- Espaces extérieurs paysagés avec jardins privatifs et terrasses
"C'est un très beau projet", explique Michel Broncano, qui précise avoir initialement imaginé 14 maisons avant d'être orienté vers un collectif par la mairie. Le promoteur cible une clientèle de résidents et familles souhaitant rester dans ce quartier paisible tout en bénéficiant d'un environnement privilégié.
Calendrier et perspectives
Avec la commercialisation désormais lancée, Narixa espère pouvoir :
- Démarrer les travaux d'ici fin 2026
- Livrer la résidence fin 2027 ou début 2028
Cette décision du Conseil d'État marque ainsi la fin d'un long feuilleton judiciaire qui avait mobilisé riverains, promoteur et autorités municipales pendant plus d'un demi-siècle. Elle illustre également les tensions récurrentes entre développement urbain et préservation du cadre de vie dans les zones résidentiels périurbaines.



