Un abri de jardin loué 695 euros par mois à Majorque déclenche une enquête policière
Une annonce immobilière présentant un abri de jardin à louer pour près de 700 euros par mois a suscité une vague d'indignation en Espagne, conduisant à l'intervention des forces de l'ordre. D'après un article d'El Periodico, repéré par nos confrères du Progrès, la Guardia Civil a été contrainte de se déplacer pour vérifier l'état de cette habitation insolite.
Une annonce trompeuse pour une « petite maison confortable »
L'annonce, mise en ligne le 5 mars, décrivait le bien comme « idéal pour les week-ends » et promettait une « petite maison confortable » de 25 mètres carrés, située au cœur de la campagne, avec un loyer mensuel de 695 euros. Cette offre a été repérée par le média espagnol Ultima Hora lors de la rédaction d'un article sur la hausse des prix de l'immobilier en Espagne, attirant immédiatement l'attention des autorités et du public.
La réalité dévoilée : seulement 8 mètres carrés habitables
Les photos de l'annonce ont rapidement éveillé les soupçons. Les meubles semblaient trop entassés pour un espace de 25 mètres carrés, et le seul point de lumière était une minuscule fenêtre. En se rendant sur place, à Maria de la Salut sur l'île de Majorque, la Guardia Civil a découvert que le bien en location était en réalité un abri de jardin construit sur un terrain agricole.
La superficie réelle s'élevait à seulement 10 mètres carrés, au lieu des 25 mètres carrés annoncés, avec seulement 8 mètres carrés habitables. Selon El Periodico, les agents ont constaté que divers aménagements extérieurs avaient été ajoutés pour transformer ce bâtiment agricole en usage résidentiel, sans autorisation appropriée.
Plusieurs infractions recensées et rapport transmis
L'enquête a révélé plusieurs infractions, notamment la présence d'un puits sans autorisation, ce qui pose des risques pour la sécurité et la conformité légale. Un rapport détaillant ces violations a été transmis aux autorités compétentes pour des actions ultérieures. Cet incident met en lumière les pratiques abusives dans le secteur immobilier, surtout dans un contexte de flambée des prix.
Cette affaire soulève des questions sur la régulation du marché locatif et la protection des locataires contre les annonces trompeuses. Elle illustre également les défis liés à l'urbanisation et à l'utilisation des terrains agricoles à des fins résidentielles non autorisées.



