La taxation des superprofits pétroliers refait surface dans le débat politique en France. Alors que TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre 2026, en hausse de 51 % sur un an, le gouvernement se montre prudent mais n'exclut pas totalement cette option. Réclamée par la gauche depuis plusieurs mois, cette mesure pourrait-elle enfin voir le jour ?
Une position nuancée du gouvernement
Ce mercredi 29 avril, la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'Énergie, Maud Bregeon, n'a pas fermé la porte "par principe" à une telle taxation. "Personne ne doit profiter de cette crise et aucun superprofit ne doit être réalisé a fortiori en France. Partant de ce principe-là, on ne s'interdit rien", a-t-elle déclaré lors du compte rendu du conseil des ministres. Cependant, elle n'a annoncé aucune mesure concrète et s'est montrée très prudente.
Refus du "Total bashing"
Interrogée sur la hausse significative des profits dévoilés par TotalEnergies, Maud Bregeon a pris la défense du géant pétrolier français. Elle a refusé d'entrer dans le "Total bashing", tout en rappelant que le groupe réalise des investissements importants. Cette position intervient alors que les prix des carburants restent élevés, suscitant des tensions chez les consommateurs.
Des précédents et des attentes
La gauche réclame une taxation des superprofits depuis le début de la crise énergétique, mais le gouvernement avait jusqu'ici écarté cette idée. Les annonces de TotalEnergies relancent le débat, d'autant que le groupe a également prolongé son plafonnement des prix dans ses stations-service. Reste à savoir si l'exécutif franchira le pas ou continuera à défendre les intérêts du pétrolier.



