Une journée de contestation à Roland-Garros
Depuis le début du bras de fer en mars 2025 entre les organisateurs des tournois du Grand Chelem et les meilleurs joueurs mondiaux, ces derniers réclament de toucher 22 % des revenus générés. Vendredi, une vingtaine de stars ont limité leur temps de parole devant les médias à 15 minutes, une action symbolique pour faire pression.
Un chronomètre pour les interviews
Les journalistes ont chronométré le temps de parole de l'Américain Taylor Fritz, 8e mondial : 10 minutes 30 secondes en conférence de presse, puis 4 minutes 30 secondes devant le diffuseur américain TNT. Cette surveillance a été compliquée par la configuration du centre de presse, où la zone réservée aux diffuseurs est inaccessible aux autres médias.
Un mouvement soutenu par les meilleurs joueurs
Parmi les frondeurs figurent les numéros 1 mondiaux Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, ainsi que Mirra Andreeva (8e), qui a pourtant dépassé les 15 minutes le matin. L'Américain Ben Shelton (6e) a déclaré : « Nous n'essayons pas de nous en mettre plein les poches. Nous voulons être écoutés, respectés. »
Une mécanique mieux huilée l'après-midi
Après une matinée brouillonne, les joueurs ont accordé environ dix minutes en conférence de presse et cinq minutes pour les détenteurs de droits. La n°2 mondiale Elena Rybakina a souri : « En temps normal, ça ne dure pas plus longtemps pour moi. »
Des diffuseurs parfois agacés
Certains diffuseurs ont montré leur agacement face au temps limité. Aryna Sabalenka a déclaré : « Je ne regarde pas ma montre, mais on essaie de faire passer notre message. 15 minutes, c'est mieux que rien. » Elle a ajouté agir aussi pour les joueurs moins bien classés. Novak Djokovic, qui fêtait ses 39 ans, a soutenu l'initiative sans y participer : « Le haut du classement doit s'occuper des autres. »



