Stellantis : Antonio Filosa corrige l'héritage Tavares avec 2000 ingénieurs
Antonio Filosa, le nouveau patron de Stellantis, a annoncé une refonte complète des méthodes de travail et un renforcement des contrôles qualité. Lors d'une conférence téléphonique, il a clairement indiqué vouloir corriger les problèmes opérationnels liés à certaines décisions passées, faisant référence à l'ère de Carlos Tavares, marquée par des réductions drastiques de coûts.
Une volonté de changement stratégique
Pour matérialiser cette nouvelle orientation, Sébastien Jacquet, le directeur qualité du groupe, intègre désormais le comité de direction stratégique de Stellantis. Cette promotion symbolise l'importance accordée à la qualité dans la gouvernance de l'entreprise. Filosa semble déterminé à inverser la tendance initiée par son prédécesseur.
2000 embauches pour détecter et résoudre les problèmes
Le plan de correction passe par le recrutement de 2000 ingénieurs supplémentaires. Selon des sources internes, une majorité de ces professionnels seront affectés aux essais et à la validation des véhicules, ainsi qu'à l'optimisation des processus. Leur rôle : agir comme des « détecteurs de problèmes », chargés de les identifier et de les résoudre avant la commercialisation des voitures.
Les autres ingénieurs travailleront en amont, dès la conception des plateformes, des moteurs et des architectures électriques. Cette approche contraste fortement avec la stratégie de Tavares, qui privilégiait les coupes budgétaires.
Une critique ouverte de l'ère Tavares
Le président du conseil national des concessionnaires Stellantis a confié à Carscoops : « À mon avis, les problèmes démarrent dès l'ingénierie. Couper les budgets comme l'a fait Tavares, tout en voulant conserver le même niveau de qualité, ça ne peut pas fonctionner. » Cette déclaration souligne les limites de la politique précédente et justifie les mesures prises par Filosa.
En résumé, Antonio Filosa engage Stellantis dans une nouvelle voie, où la qualité et l'innovation reprennent le pas sur la seule réduction des coûts. Les 2000 embauches d'ingénieurs et l'intégration du directeur qualité au comité stratégique en sont les preuves tangibles.



