Près de 24 000 euros mensuels sont reversés à titre de compensation à 18 élus communautaires et 18 conseillers municipaux de Sarlat. Voici comment les deux assemblées délibérantes ont réparti les enveloppes indemnitaires autorisées.
Conseil communautaire : enveloppe de 7 939,85 €
Des délibérations ont été votées cette semaine par le Conseil municipal de Sarlat et le Conseil de la Communauté de communes (CdC) Sarlat-Périgord noir, lors de deux séances successives. Dans l'ordre, le président de la CdC, Benoît Secrestat, a indiqué que l'enveloppe indemnitaire autorisée se montait à 7 939,85 € par mois. Le président va percevoir une compensation de 2 003,88 € par mois, chacun des neuf vice-présidents de 534,37 € et huit conseillers communautaires délégués de 140,83 €.
Majorations pour la Ville de Sarlat
Pour la Ville de Sarlat, l'enveloppe globale indemnitaire autorisée est de 10 065,04 €, à laquelle s'ajoutent des majorations liées à la qualité de chef-lieu d'arrondissement et en raison du classement en station de tourisme. Le maire, Basile Fanier, a précisé que si la loi du 22 décembre 2025 portant création d'un statut de l'élu local revalorisait le montant maximal des indemnités, il avait souhaité conserver la même enveloppe mensuelle. Elle passe ainsi de 15 598,66 € au 31 décembre 2025 à 15 885,63 €. Dans le détail, le maire se voit attribuer 3 688,41 € mensuels (contre 3 689,20 € précédemment) ; chacun des huit adjoints recevra 1 188,69 € et les neuf conseillers délégués 265,30 €.
Réactions de l'opposition
Si le vote du Conseil communautaire n'a pas fait l'objet de commentaires particuliers, celui de la Ville a été davantage discuté par les deux oppositions de gauche. Relevant la baisse mensuelle de 0,79 € de l'indemnité du maire, Fabienne Lagoubie a ironisé : « On dit qu'il n'y a pas de petites économies, mais ici, il y a des petites économies… » Tandis que Luis Ferreyra considère que c'est « le choix d'un mauvais symbole », y voyant même une continuité avec la municipalité précédente. Pour Basile Fanier, « la différence » tiendra à « l'engagement en temps et en résultats » des élus. Des « retenues sur les indemnités » seront appliquées en cas d'absentéisme, a-t-il promis, notant le manque d'implication de conseillers de l'ancienne mandature.



