La Chambre de Commerce et d'Industrie de la Dordogne répond aux accusations dans l'affaire de l'aéroport de Bergerac
Le litige impliquant Denis Chapoul, maire de Saint-Mayme-de-Péreyrol et gérant d'Air Charlie Delta, et la gestion de la plateforme aéroportuaire de Bergerac en Dordogne prend une tournure de plus en plus complexe. Alors que l'élu, en grève de la faim depuis le samedi 11 avril, a bénéficié du soutien de nombreux maires et du président du Grand Périgueux jeudi 16 avril, c'est désormais la Chambre de commerce et d'industrie de la Dordogne qui réagit officiellement ce vendredi 17 avril.
Une gouvernance partagée mise en avant
Dans un communiqué rendu public, la CCI de la Dordogne, particulièrement visée par les critiques, conteste fermement les mises en cause qui lui sont adressées. « Des déclarations publiques tendent à désigner la CCI comme responsable unique d'un dossier qui relève en réalité d'une gouvernance partagée », peut-on lire dans le texte. L'institution rappelle avec insistance qu'elle intervient dans le cadre d'une délégation de service public, précisant qu'elle n'est ni propriétaire de la plateforme aéroportuaire ni seule décisionnaire des orientations stratégiques.
La CCI souligne également qu'elle agit avant tout pour préserver un outil structurant essentiel à l'économie et à l'attractivité du territoire de la Dordogne. « Dans ce contexte, les mises en cause publiques et les raccourcis ne contribuent ni à l'intelligence du débat, ni à la recherche de solutions efficaces. Chacun doit prendre sa part de responsabilité », affirme-t-elle, appelant à une approche plus nuancée et collaborative.
Une intervention annoncée pour clarifier la situation
Face à l'escalade du conflit, le président de la CCI de la Dordogne, Christophe Fauvel, a annoncé qu'il se déplacera personnellement lundi prochain. Son objectif est triple : rétablir les faits, clarifier les responsabilités de chaque partie impliquée, et construire des solutions durables pour sortir de l'impasse. Cette démarche vise à apaiser les tensions et à recentrer le débat sur les enjeux réels de la gestion aéroportuaire.
Le conflit, qui oppose depuis plusieurs jours Denis Chapoul à la gestion de l'aéroport de Bergerac, ressemble de plus en plus à un interminable échange d'accusations. La grève de la faim de l'élu, débutée le 11 avril, a attiré l'attention médiatique et politique, conduisant à un soutien marqué de la part de ses pairs et des responsables locaux. Cependant, la réponse ferme de la CCI de la Dordogne montre que les responsabilités sont partagées et que la recherche de solutions nécessite une concertation approfondie.
Cette affaire met en lumière les défis de la gouvernance des infrastructures aéroportuaires en région, où les intérêts économiques, politiques et territoriaux s'entremêlent souvent. La CCI insiste sur le fait que son rôle est limité par le cadre légal de la délégation de service public, et qu'elle ne peut être tenue pour seule responsable des décisions stratégiques concernant l'aéroport de Bergerac.



