Sophie Binet (CGT) exige l'abandon de la CMP sur le travail du 1er mai
CGT : Sophie Binet contre la CMP sur le travail du 1er mai

Sophie Binet de la CGT s'oppose fermement à la commission mixte paritaire sur le travail du 1er mai

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a lancé un appel pressant au gouvernement lundi, exigeant des « actes forts et clairs » concernant la proposition de loi visant à étendre le travail le 1er mai. Cette demande intervient après que l'exécutif a promis dimanche de ne pas passer « en force » sur ce texte controversé. Une réunion cruciale est prévue à 18 heures entre le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, et les syndicats, avec pour objectif, selon Matignon, de définir « un périmètre très précis des commerces concernés par une ouverture au travail le 1er mai ».

Les détails de la proposition de loi et les critiques syndicales

La proposition de loi, vivement dénoncée par les syndicats, permettrait aux salariés de travailler ce jour férié dans divers secteurs :

  • Commerces de bouche de proximité, tels que les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries et fleuristes.
  • Établissements culturels, notamment les cinémas et les théâtres.

Grâce à une motion de rejet tactique votée vendredi par ses défenseurs à l'Assemblée nationale, le texte pourrait être adopté sans examen en première lecture par les députés, après une commission mixte paritaire (CMP). L'exécutif souhaite convoquer rapidement cette CMP pour rendre la loi applicable dès le 1er mai prochain.

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Les accusations de Sophie Binet et les réactions politiques

Sur RTL, Sophie Binet a averti : « Ce soir, il faut des actes très forts et très clairs », annonçant sa participation à la réunion. Elle a qualifié d'inacceptable les événements de vendredi, dénonçant « le tour de passe-passe parlementaire » organisé « pour nous voler le 1er mai » et une proposition de loi « basée sur une série de mensonges éhontés ».

Elle a poursuivi en questionnant : « Elle est où l'urgence ? », affirmant qu'il n'y a pas de problème actuel avec le 1er mai, une journée qui doit rester exceptionnelle. Selon elle, la loi est claire : seuls les activités qui ne peuvent être arrêtées par nature peuvent ouvrir ce jour-là.

Le texte suscite également des remous à gauche, où Olivier Faure, patron du Parti socialiste, a menacé le gouvernement d'une motion de censure déposée avec d'autres groupes de gauche. Sophie Binet a estimé que si le gouvernement persiste, « c'est très grave, sur le fond mais aussi sur la forme ». Elle a conclu en soulignant les priorités syndicales : « Ce que nous voulons, ce sont des réponses sur nos salaires, sur les licenciements qui se multiplient, sur les prix de l'énergie. Voilà ce qu'on attend. »

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