Bruno Retailleau dévoile sa stratégie nucléaire
Lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi, Bruno Retailleau, ministre de l'Économie et des Finances, a annoncé un vaste plan visant à relancer la filière nucléaire française. L'objectif affiché est clair : réduire la facture d'électricité des ménages et des entreprises, tout en renforçant l'indépendance énergétique du pays. « Le nucléaire est notre force, nous devons l'exploiter pleinement », a-t-il déclaré.
Un investissement massif dans de nouveaux réacteurs
Le plan prévoit la construction de six nouveaux réacteurs EPR2 d'ici 2035, avec une enveloppe budgétaire de 50 milliards d'euros. Ces réacteurs devraient permettre d'augmenter la capacité de production électrique de 30 %. « Cela créera des milliers d'emplois et sécurisera notre approvisionnement », a souligné le ministre.
Baisse des taxes sur l'électricité
Parallèlement, Bruno Retailleau a annoncé une réduction de la taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité (TICFE) de 20 % dès l'année prochaine. Cette mesure devrait se traduire par une baisse moyenne de 50 euros par an sur la facture des ménages. « Nous voulons redonner du pouvoir d'achat aux Français », a-t-il insisté.
Un calendrier serré
Le gouvernement prévoit de lancer les appels d'offres pour les premiers réacteurs dès 2027, avec une mise en service progressive à partir de 2032. Des discussions sont également en cours avec EDF pour optimiser le parc existant et prolonger la durée de vie des centrales actuelles.
Réactions mitigées
Si les industriels du secteur ont salué cette annonce, les associations écologistes dénoncent un « pari risqué » sur le nucléaire, pointant les problèmes de gestion des déchets et les coûts élevés. Le ministre a répondu que « le nucléaire est une énergie propre et compétitive, indispensable pour atteindre nos objectifs climatiques ».
Ce plan s'inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté énergétique, alors que la France vise la neutralité carbone en 2050. La question du financement reste toutefois en suspens, le gouvernement comptant sur un partenariat public-privé pour mobiliser les capitaux nécessaires.



