Le pétrole franchit la barre des 100 dollars, une conséquence directe de la guerre contre l'Iran
Conséquence directe de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, l'or noir continue de flamber sur les marchés internationaux. Une barre symbolique a été franchie dans la nuit de dimanche à lundi, contraignant l'ancien président américain Donald Trump à réagir rapidement sur son réseau social Truth Social.
Une hausse historique des cours du pétrole
Le baril de pétrole a dépassé les 100 dollars sur les marchés américains, une première depuis juillet 2022. Vers 00h40 (heure de Paris), le baril de West Texas Intermediate (WTI, référence du marché américain), pour livraison en avril, prenait 16,64 % à 106,03 dollars. Il est même monté ensuite jusqu'à 111,24 dollars, avant de se replier légèrement. Depuis le début de l'offensive contre l'Iran, le WTI s'est apprécié de près de 60 %, du jamais vu sur une période aussi courte.
Trump prévoit une prochaine chute des cours
Alors que cette hausse sans précédent des cours inquiète les dirigeants mondiaux et pénalise déjà les consommateurs, Donald Trump a voulu minimiser l'impact. Pour l'ancien locataire de la Maison-Blanche, ce coup de chaud est un « tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde ». « Il n'y a que les imbéciles pour penser autrement ! », a-t-il ajouté, assurant que les prix de l'or noir allaient « rapidement chuter lorsque la destruction de la menace nucléaire iranienne sera achevée ».
Le détroit d'Ormuz au cœur des inquiétudes
Le trafic dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % de la production de pétrole et de gaz naturel, est particulièrement scruté. Actuellement, il est quasiment nul, un blocage de nature à perturber gravement le marché de l'or noir. L'armée américaine veut donc contribuer à y protéger les navires. Sur la chaîne CBS, le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright a ainsi dit prévoir un retour du trafic à la normale « dans un avenir relativement proche ». Selon lui, les cours « ne devraient pas monter beaucoup plus haut, parce que le monde est très bien approvisionné en pétrole. Il n'y a pas de pénurie d'énergie dans l'hémisphère occidental ».
Les réactions internationales et les mesures envisagées
Pour rassurer les marchés, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait fait savoir vendredi que les États-Unis pourraient élargir la levée temporaire des sanctions sur le pétrole russe pour soulager le marché, après avoir accordé une première autorisation à l'Inde, jeudi. Selon le site GasBuddy, les tarifs du gazole, très utilisé pour le transport de marchandises, n'avaient plus été aussi élevés depuis février 2023. Un chiffre sur lequel vont se pencher les ministres des Finances du G7. Sous présidence française, ils doivent se réunir en visioconférence ce lundi pour évoquer les conséquences économiques de la guerre en Iran.



