Guerre au Moyen-Orient : le pétrole grimpe après le rejet par Trump de la réponse iranienne
Le cours du pétrole repart à la hausse ce lundi 11 mai 2026, après que le président américain Donald Trump a jugé « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran à la proposition américaine de cessez-le-feu. Les tensions persistent autour du détroit d'Ormuz, axe vital pour le commerce mondial.
Le pétrole grimpe à nouveau après les propos de Trump
Les cours du pétrole ont ouvert en nette hausse en l'absence d'issue au Moyen-Orient et face aux attaques répétées dans le Golfe. Le baril de Brent pour livraison en juillet, référence internationale, augmentait de 2,69 % à 104,01 dollars avant l'ouverture des marchés asiatiques. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en juin, grimpait de 2,54 % à 97,84 dollars.
Le président américain Donald Trump a fustigé dimanche soir la réponse apportée par l'Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant « totalement inacceptable » sur son réseau Truth Social. Il avait auparavant écrit : « L'Iran mène en bateau les États-Unis et le reste du monde depuis 47 ans ».
Pas de signe d'apaisement sur le front de la guerre au Moyen-Orient
La réponse de l'Iran s'est fait attendre et n'a pas plu à Donald Trump. Israël, qui mène un autre front au Liban, maintient la pression sur l'Iran. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que la guerre en Iran n'est « pas finie » car il faut encore « retirer d'Iran » les stocks d'uranium enrichi.
Téhéran a averti dimanche d'une « réponse décisive et immédiate » de l'armée en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d'Ormuz. Le président Emmanuel Macron a assuré que la France n'avait « jamais envisagé » un tel déploiement. Les ministres britannique et français de la Défense coprésideront mardi une réunion en visioconférence avec leurs homologues des pays prêts à contribuer à une mission pour sécuriser le détroit d'Ormuz, afin de discuter des « contributions militaires » de chacun.
Dans ce contexte, les marchés restent nerveux et les investisseurs craignent une perturbation des approvisionnements pétroliers. La situation au Moyen-Orient demeure explosive, sans perspective de règlement immédiat.



