Pétrole au-dessus de 100 dollars malgré les réserves stratégiques débloquées
Pétrole à 100$ malgré les réserves stratégiques

Le pétrole franchit la barre des 100 dollars malgré une intervention massive

Ce jeudi, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole, a repassé le seuil symbolique des 100 dollars. Cette flambée intervient dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, où la guerre entre en son treizième jour sans signe de désescalade entre les États-Unis, Israël et l'Iran.

Une réponse coordonnée des grandes puissances

Pour tenter de contenir la hausse des prix à la pompe et éviter une pénurie mondiale, une intervention sans précédent a été mise en place. Donald Trump a annoncé mercredi que les États-Unis allaient prélever du pétrole dans leurs réserves stratégiques. Son ministre de l'Énergie, Chris Wright, a précisé sur X que « 172 millions de barils » seraient débloqués « à partir de la semaine prochaine ».

Plus tôt dans la journée, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé « à l'unanimité » de libérer 400 millions de barils supplémentaires provenant de leurs réserves. Cette mesure vise à compenser la perte d'approvisionnement due à la fermeture effective du détroit d'Ormuz. L'AIE a qualifié cette opération de déblocage « le plus important » de son histoire.

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Des menaces qui pèsent sur l'économie mondiale

Malgré cette injection massive de 572 millions de barils sur les marchés, les craintes persistent. Les Gardiens de la révolution iraniens ont proféré des menaces inquiétantes. Ali Fadavi, conseiller du commandant en chef des Gardiens, a déclaré à la télévision d'État que les ennemis de l'Iran devaient envisager « une guerre d'usure de long terme qui va détruire l'économie américaine entière de même que l'économie mondiale ».

L'armée iranienne a également annoncé son intention de frapper « les centres économiques et les banques » dans le Golfe. L'agence Tasnim a cité les géants américains de la technologie comme de futures cibles potentielles, mentionnant notamment Amazon, Google, Microsoft, IBM, Oracle et Nvidia.

Le ton martial de la Maison Blanche

En réponse, Donald Trump a martelé que l'Iran était « proche de la défaite ». Le président américain a averti que les États-Unis avaient la capacité de rendre toute reconstruction de l'Iran « presque impossible », ajoutant de manière menaçante : « On peut frapper des zones de Téhéran et d'autres endroits ».

Cette escalade verbale et la perturbation des approvisionnements pétroliers expliquent pourquoi les mesures de déblocage des réserves stratégiques n'ont pas suffi à rassurer les marchés. La fermeture du détroit d'Ormuz, point de passage crucial pour le transport du pétrole, continue de peser lourdement sur les perspectives d'approvisionnement mondial.

Alors que le FBI a même émis une alerte aux drones iraniens en Californie, illustrant l'étendue des préoccupations, la situation au Moyen-Orient reste extrêmement volatile. Les investisseurs et les économistes surveillent avec attention l'évolution des prix du pétrole, dont la stuture pourrait avoir des répercussions majeures sur l'économie mondiale déjà fragilisée par ce conflit.

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