Le SP95-E10 baisse pour la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient
Première baisse du SP95-E10 depuis le début de la guerre

Une baisse symbolique mais historique pour le SP95-E10

Ce jeudi marque un tournant sur le front des prix des carburants en France. Pour la première fois depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, le SP95-E10, l'essence la plus consommée par les automobilistes français, enregistre une légère baisse. Selon les données gouvernementales collectées auprès de 7.543 stations-service, le litre se négocie en moyenne à 1,985 euro, soit un centime de moins que la veille où il atteignait 1,995 euro.

Cette diminution, bien que modeste, permet au prix de s'éloigner du seuil psychologique des 2 euros le litre, un niveau qui inquiétait tant les consommateurs que les autorités. Cette évolution contraste avec la tendance haussière observée depuis plusieurs semaines, directement liée aux tensions géopolitiques dans la région.

Des augmentations spectaculaires sur un mois

Le contexte reste toutefois très tendu. Une analyse du site Carbu.com sur les trente derniers jours révèle une hausse vertigineuse du SP95-E10 de 16,90%. Pour rappel, le 27 février, à la veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, ce même carburant s'achetait à seulement 1,720 euro le litre.

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La situation est encore plus critique pour le gazole, qui reste le carburant le plus consommé en France. Son prix continue d'augmenter, atteignant ce jeudi 2,221 euros le litre en moyenne, selon un échantillon de 9.446 stations. Le site Carbu.com calcule une augmentation de 31,10% sur le dernier mois, partant également d'un prix de 1,720 euro le litre fin février. Les moyennes nationales du jour varient légèrement, se situant entre 2,231 et 2,234 euros le litre selon les sources.

Le gouvernement annonce des aides ciblées

Face à cette pression sur le pouvoir d'achat, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a annoncé ce jeudi que le gouvernement proposerait des mesures d'aides publiques spécifiques pour les « gros rouleurs ». Cette annonce fait suite à l'engagement pris lundi de soutenir la trésorerie des secteurs des transports, de la pêche et de l'agriculture, particulièrement vulnérables à la flambée des prix.

Cependant, le ministre a réitéré son opposition à certaines mesures souvent réclamées, jugées inefficaces ou trop complexes :

  • Des rabais sur la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
  • Des taxes à montant variable
  • Un plafonnement des prix à la pompe

Pour Roland Lescure, « il n'y a pas de formule magique » pour endiguer totalement la hausse des prix dans les stations-service, soulignant la complexité d'un marché influencé par des facteurs internationaux. Le gouvernement privilégie donc une approche ciblée pour amortir le choc pour les professionnels et les ménages les plus affectés, sans perturber davantage le marché.

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