Lecornu présente la PPE3 depuis un barrage hydroélectrique, confirmant la relance nucléaire
PPE3 : Lecornu confirme la relance nucléaire depuis un barrage

Le premier ministre dévoile la stratégie énergétique française depuis un site symbolique

Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a choisi un cadre hautement symbolique pour présenter la nouvelle feuille de route énergétique de la France. C'est depuis le barrage de Vouglans et la centrale hydroélectrique de Saut-Mortier, dans la vallée de l'Ain (Jura), qu'il a annoncé, jeudi 12 février 2026, les grandes orientations de la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3).

Un document stratégique finalisé avec retard

Ce document, âprement débattu depuis des années et objet de vives batailles politiques, a été finalisé avec plus de deux ans de retard. Il fixe les objectifs de consommation et de production d'énergie par filières pour la période 2025-2035. Le gouvernement présente cette PPE3 comme l'outil pour relever le « défi du siècle » : faire de la France la première grande nation industrielle à se défaire de sa dépendance aux énergies fossiles.

Les principales orientations de la PPE3

Selon une première synthèse consultée, cette feuille de route confirme plusieurs choix stratégiques majeurs :

  • Une relance massive du nucléaire, avec des investissements importants dans cette filière
  • Une révision à la baisse des objectifs pour l'éolien terrestre, par rapport aux versions précédentes du document
  • Des ambitions réduites pour le solaire photovoltaïque, marquant un infléchissement notable

Le choix du site hydroélectrique pour cette annonce n'est pas anodin. L'hydroélectricité représente un sujet moins clivant que l'éolien ou le nucléaire, permettant au gouvernement de présenter sa politique énergétique dans un cadre consensuel.

Les implications pour la décennie à venir

Cette programmation pluriannuelle de l'énergie dessine les contours de la transition énergétique française pour les dix prochaines années. Elle doit permettre d'orienter les investissements, de guider les décisions industrielles et de structurer l'ensemble du secteur énergétique national. Les arbitrages rendus publics ce jeudi 12 février marqueront durablement la politique énergétique française et ses efforts pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles.