Le gouverneur de la Banque de France alerte sur les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient
Dans une déclaration sur RTL ce mercredi, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a dressé un tableau économique préoccupant. Il a affirmé que la guerre au Moyen-Orient devrait entraîner « un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance ». Le sens de cette crise devient, selon lui, plus clair au fil des jours, avec des répercussions directes sur l'économie française et européenne.
Exclusion du scénario de stagflation
Malgré ces prévisions, François Villeroy de Galhau a tenu à rassurer en excluant catégoriquement le risque de stagflation. « Je lis parfois le mot de stagflation, qu'on entend beaucoup ces derniers jours. Ça n'est pas la stagflation, je veux le dire très clairement ce matin », a-t-il déclaré. La stagflation, qui combine stagnation économique et inflation élevée, reste un scénario redouté par la Commission européenne, mais le gouverneur estime que la France n'y est pas confrontée.
Stabilité des taux d'intérêt et vigilance accrue
Le gouverneur a également abordé la question des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE). Il a répété qu'une hausse des taux directeurs ne lui paraissait pas nécessaire à ce stade, en prévision de la réunion du conseil des gouverneurs la semaine prochaine. « Je ne crois pas qu'il faille remonter les taux maintenant », a-t-il souligné, tout en affirmant une vigilance renforcée.
« Nous ne laisserons pas l'inflation s'installer », a-t-il ajouté, insistant sur le devoir de vigilance et d'assurance envers les Français. En tant que membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, il se présente comme le garant d'une inflation maintenue à un niveau bas.
Prévisions économiques et volatilité des prix
La Banque de France avait prévu en février une croissance d'environ 1 % pour 2026, avec une nouvelle prévision attendue le 25 mars. François Villeroy de Galhau a souligné que « beaucoup de choses vont dépendre de la durée du conflit » impliquant l'Iran, Israël et les États-Unis. Il a également noté la volatilité extrême du prix du pétrole ces derniers jours, nécessitant un recul dans les prévisions annuelles.
En résumé, le gouverneur appelle à la prudence face aux incertitudes géopolitiques, tout en maintenant un discours rassurant sur la capacité des institutions à contenir l'inflation et éviter des scénarios économiques extrêmes.



