Le ministre Lescure justifie la prudence sur les réserves pétrolières face aux risques prolongés au Moyen-Orient
Lescure : l'Europe garde ses réserves pétrolières face aux risques prolongés

Les réserves stratégiques de pétrole : une arme à préserver selon le ministre de l'Économie

Alors que les prix de l'essence à la pompe continuent leur ascension, les consommateurs s'interrogent sur l'utilisation des réserves stratégiques de pétrole. Ce mercredi, le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, a apporté des clarifications cruciales lors d'une interview sur CNBC Europe. Il a souligné que l'Europe et le G7 devaient impérativement « garder des munitions » face à une situation géopolitique tendue au Moyen-Orient, estimant que le conflit risque de s'installer dans la durée.

Une stratégie de prudence face à des risques prolongés

Interrogé sur les perturbations potentielles dans l'acheminement des hydrocarbures en provenance du Moyen-Orient, Roland Lescure a exposé la position européenne. « Ce dont nous devons nous assurer, c'est que nous nous préparons pour ces scénarios. Nous les suivons, nous les pistons, et faisons en sorte de réagir en conformité, pas trop vite, pas trop fort non plus », a-t-il déclaré. Le ministre a insisté sur la nécessité de conserver des réserves pour anticiper d'autres chocs éventuels, écartant l'idée d'une guerre « intense, mais éphémère », un scénario qu'il juge désormais improbable.

Pas de pénurie, mais une pression sur les prix

Concernant une possible mobilisation des réserves stratégiques, comme décidé par le G7 le 11 mars, Roland Lescure a adopté une posture mesurée. « Nous n'en sommes pas encore là », a-t-il affirmé. Il a expliqué que la seule solution durable pour stabiliser le marché pétrolier passe par la libre circulation du pétrole via le détroit d'Ormuz, ajoutant que « on ne peut pas remplacer les flux par des stocks ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le ministre a toutefois rassuré sur l'approvisionnement : « Nous ne manquons pas de pétrole en Europe. Il n'y a pas de manque de pétrole en Amérique du Nord ». Malgré cela, la tension géopolitique a propulsé les cours du baril autour de 100 dollars, contribuant directement à la flambée des prix à la pompe observée par les Français.

Cette approche prudente vise à équilibrer la réponse immédiate aux besoins des consommateurs et la préparation aux risques futurs, dans un contexte international incertain.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale