Conflit en Iran : un expert analyse les risques de flambée des prix de l'énergie en France
Iran : un expert décrypte les risques sur les prix de l'énergie

Guerre en Iran : faut-il redouter une explosion des prix de l'énergie ?

Alors que le conflit en Iran bloque le détroit d'Ormuz, une ruée dans les stations-service françaises a déjà provoqué des pénuries locales ce lundi. Le professeur émérite Jacques Percebois, spécialiste des énergies à Montpellier, décrypte pour Midi Libre les conséquences possibles sur l'approvisionnement et les prix des matières premières.

Un impact énergétique qui dépend de la durée du conflit

Faut-il craindre une flambée des prix de l'énergie après le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran ? Selon Jacques Percebois, la durée du conflit sera déterminante. Plus elle sera longue, plus les conséquences seront importantes. Le détroit est certes bloqué, mais la marine américaine pourrait le débloquer. Les dégâts éventuels aux infrastructures énergétiques sont également un élément crucial à surveiller.

Les cours du pétrole et du gaz sous tension

Les cours du pétrole ont déjà augmenté de 15 % ce lundi, passant d'environ 70 dollars à près de 80 dollars le baril. Il est trop tôt pour parler de choc pétrolier, estime l'expert, notant que les cours deviennent inquiétants au-delà de 100 dollars. En revanche, les prix du gaz ont bondi de 50 % à Rotterdam, en partie à cause de la hausse des assurances maritimes. Le Qatar, un gros producteur, a stoppé sa production après des attaques de missiles iraniens.

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La France relativement épargnée mais vulnérable

La France diversifie ses approvisionnements en pétrole, achetant à l'Arabie saoudite, aux États-Unis, au Canada, à l'Irak et au Nigeria. Pour le gaz, elle importe principalement des États-Unis, limitant les risques de pénurie. Cependant, la hausse des cours est problématique en cette période de stocks faibles, où l'Europe commence à se préparer pour l'hiver. L'impact sur l'électricité est probable, car de nombreux pays européens produisent avec du gaz, affectant les marchés interconnectés.

Des perspectives mitigées selon l'évolution du conflit

Concernant l'essence, les raffineurs pourraient répercuter rapidement la hausse des cours. Si le conflit s'arrête rapidement, l'emballement des prix pourrait se calmer. Les pays de l'OPEP, comme l'Arabie saoudite et le Koweït, ont annoncé leur volonté d'augmenter la production pour stabiliser les cours, un élément plutôt rassurant. En résumé, la situation reste incertaine mais nécessite une vigilance accrue.

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