Le gouvernement français tente de calmer les inquiétudes sur les carburants
Au cinquième jour d'un conflit au Moyen-Orient qui suscite des craintes sur l'approvisionnement en pétrole, les autorités françaises multiplient les déclarations rassurantes. Le ministre de l'économie, Roland Lescure, a affirmé mercredi 4 mars que des contrôles seraient effectués pour vérifier que les hausses des prix des carburants restent « raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril » de pétrole.
Des contrôles renforcés pour éviter les abus
« J'ai demandé à la DGCCRF de faire des contrôles, d'être sur le terrain, de faire des mesures et de s'assurer effectivement qu'on est sur des hausses de prix raisonnables », a déclaré M. Lescure sur Franceinfo. Le ministre a souligné que la hausse du baril de pétrole était elle-même « relativement raisonnable » dans le contexte actuel.
Une hausse limitée mais inévitable selon la porte-parole
Plus tôt dans la journée, la ministre déléguée à l'énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait anticipé sur BFM-TV/RMC « une hausse de quelques centimes » des prix à la pompe en raison de la guerre au Moyen-Orient. Elle a toutefois tempéré cette prévision en précisant que cette augmentation serait « contenue et limitée » à court terme.
Mme Bregeon a ajouté que « pour la suite, cela dépendra de l'intensité du conflit », reconnaissant une « grande imprévisibilité sur l'étendue du conflit dans le temps et dans l'espace ». Elle a estimé qu'il était « beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions définitives ».
Des stocks suffisants pour éviter la rupture
La ministre a surtout voulu rassurer sur les capacités d'approvisionnement de la France. Elle a assuré qu'il n'y avait « aucun risque de rupture d'approvisionnement » en carburants grâce aux « stocks » existants et à la diversification des importations.
Interrogée sur d'éventuelles mesures compensatoires en cas de hausse marquée des prix, Maud Bregeon a répondu qu'il était « beaucoup trop tôt pour parler de cela ». Elle a indiqué que la priorité du gouvernement était de travailler à la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le transport pétrolier.
Cette position gouvernementale intervient alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans une phase particulièrement tendue, avec des implications potentielles sur les marchés énergétiques mondiaux. Les autorités françaises cherchent ainsi à prévenir toute spéculation excessive tout en reconnaissant l'impact inévitable de la situation géopolitique sur les prix à la consommation.



