Hausse des factures de gaz dès mai pour 60% des consommateurs français
Gaz : hausse des factures en mai pour 60% des Français

Une hausse des factures de gaz attendue en mai pour les consommateurs sans contrat fixe

Le ministère de l'Économie a annoncé, ce vendredi, qu'il anticipait une augmentation des factures de gaz pour une partie des consommateurs français à compter du 1er mai prochain. Cette hausse concernerait spécifiquement les foyers qui ne bénéficient pas d'un contrat en offre à prix fixe, soit environ 60% des abonnés au gaz en France.

L'impact limité de la flambée des prix du gaz

Cette situation découle directement de la flambée récente du prix du gaz sur les marchés internationaux, une conséquence de la guerre en cours au Moyen-Orient. Bercy a précisé que le mécanisme d'indexation des contrats de fourniture de gaz explique ce décalage temporel. En effet, ces contrats s'appuient sur des références de marché mensuelles avec un mois de décalage, ce qui reporte l'impact sur les factures des consommateurs.

Le ministre Roland Lescure avait déjà évoqué cette problématique jeudi soir dans les colonnes du Parisien. Il a estimé que, sur les 10,4 millions d'abonnés au gaz en France, près de 7 millions pourraient être affectés par la variabilité des prix du marché. Toutefois, il a tempéré cette annonce en soulignant que la hausse récente des marchés ne devrait se faire sentir qu'au début du mois de mai, période où la consommation de gaz diminue fortement avec l'arrivée des températures printanières.

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Un impact financier modéré pour les foyers concernés

Selon les estimations du ministère, l'impact sur le budget des ménages serait relativement faible. Pour un foyer moyen, la hausse mensuelle serait inférieure à 10 euros, représentant à peine quelques euros supplémentaires par mois. Cette modération s'explique par la baisse saisonnière de la consommation, qui atténue l'effet de la hausse des tarifs.

Le Médiateur national de l'Énergie a rappelé que les consommateurs souscrivant à des offres à prix fixe, soit 40% des Français, seront protégés de ces variations. En revanche, ceux dont les factures évolueront sont ceux ayant choisi des offres indexées sur le prix de référence publié chaque mois par la Commission de régulation de l'énergie. Ce prix de référence, qui sert de boussole pour comparer les offres des fournisseurs, fluctue mensuellement en fonction des cours du gaz sur les marchés.

Une situation différente pour l'électricité

Concernant le secteur de l'électricité, le ministre Roland Lescure a indiqué qu'une éventuelle hausse des prix semblait peu probable à ce stade. Cette stabilité relative s'explique par la capacité de production électrique décarbonée de la France, notamment grâce à son parc nucléaire largement disponible. Cette électricité contribue à décorréler les prix français de la volatilité des marchés du gaz, a précisé Bercy dans un communiqué à l'AFP.

Néanmoins, le ministère de l'Économie reste prudent et souligne que l'évolution de la situation dépendra de la durée et de l'intensité du conflit international au Moyen-Orient. Les autorités continuent de surveiller attentivement les marchés énergétiques pour anticiper d'éventuels nouveaux développements qui pourraient affecter les consommateurs dans les mois à venir.

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