Un projet de club de confiance pour les métaux critiques prend forme
Un projet de « club de confiance » entre pays désireux de sécuriser leurs approvisionnements en métaux critiques, essentiels à la transition énergétique, et de réduire leur dépendance à la Chine est en cours de développement. Cette initiative émerge selon une note de la direction générale du Trésor, consultée par Le Monde. La France, qui assurera la présidence de la prochaine réunion du G7 en 2026, porte un intérêt particulier à ce sujet, comme l'indique une source à Bercy : « Ce sujet est même le seul qui intéresse vraiment les États-Unis pour le prochain G7 ».
Objectif : augmenter les capacités de raffinage et de transformation
L'objectif principal de ce club n'est pas simplement de sécuriser l'approvisionnement en matières premières, mais plutôt d'augmenter la capacité de les raffiner et de les transformer. Actuellement, la Chine domine largement ce secteur, assurant 90 % du raffinage des terres rares et 95 % de la production d'aimants permanents. Ces composants sont indispensables dans des domaines critiques comme la défense et la construction automobile, soulignant l'urgence de diversifier les sources d'approvisionnement.
Une coordination basée sur des standards communs
Dans sa note, rédigée début janvier et synthétisant les positions de la France, Bercy propose un premier « niveau de coordination » avec la création d'une forme de labellisation. Cette labellisation reposerait sur des standards communs, incluant :
- Le respect des normes environnementales et sociales
- La bonne gouvernance des entreprises
- La traçabilité des chaînes d'approvisionnement
Cette approche vise à inciter les entreprises à se fournir auprès des industriels membres de ce club, favorisant ainsi une chaîne d'approvisionnement plus fiable et éthique. Bercy n'a pas répondu aux sollicitations de Le Monde concernant cette note, mais le projet semble gagner en importance dans les discussions internationales, notamment en vue du prochain G7.



