Carburants : le gouvernement anticipe une hausse modérée mais assure l'approvisionnement
Carburants : hausse modérée anticipée, pas de pénurie

Le gouvernement anticipe une hausse modérée des carburants

Le gouvernement français a indiqué mercredi qu'il s'attendait à une augmentation de quelques centimes des prix des carburants à la pompe dans les prochains jours. Cette hausse, directement liée à l'évolution du conflit au Moyen-Orient, serait cependant contenue et limitée selon les déclarations officielles.

Des différences entre stations-service attendues

Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, a précisé sur BFMTV/RMC que cette estimation représentait une moyenne nationale. Des variations significatives pourraient être observées d'une station-service à une autre, reflétant les réalités locales du marché.

« Pour la suite, cela dépendra de l'intensité du conflit », a-t-elle ajouté, tout en rassurant les consommateurs sur l'absence de risque de rupture d'approvisionnement. Cette garantie s'appuie sur des stocks stratégiques et une politique d'importations diversifiées qui protègent le pays des fluctuations géopolitiques.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des contrôles renforcés pour garantir des hausses raisonnables

De son côté, le ministre de l'Économie Roland Lescure a annoncé sur Franceinfo le déploiement de contrôles renforcés par la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes). Ces inspections viseront à vérifier que les augmentations de prix restent proportionnelles à l'évolution du cours du baril de pétrole.

« J'ai demandé à la DGCCRF d'être sur le terrain, de faire des mesures et de s'assurer effectivement qu'on est sur des hausses de prix raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril », a déclaré le ministre, soulignant que l'augmentation actuelle du baril restait relativement modérée.

Trop tôt pour évoquer des mesures compensatoires

Interrogée sur la possibilité de mettre en place des dispositifs pour atténuer l'impact d'une hausse marquée des prix, Maud Bregeon a estimé qu'il était prématuré d'envisager de telles mesures. La priorité immédiate du gouvernement reste la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le transport pétrolier.

La ministre a également critiqué la proposition de Marine Le Pen, formulée plus tôt sur RTL, qui suggérait une baisse des taxes sur les carburants pour compenser les augmentations. Maud Bregeon a qualifié cette initiative de précipitée, rappelant l'imprévisibilité actuelle concernant l'étendue et la durée du conflit au Moyen-Orient.

Le gouvernement maintient donc une position de vigilance, combinant surveillance des prix, garantie d'approvisionnement et refus de mesures hâtives, dans un contexte international particulièrement instable.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale