Carburants : Maud Bregeon temporise sur les aides face à la flambée des prix
Carburants : Bregeon temporise sur les aides face à la hausse

La ministre de l'Énergie appelle à la patience face à la flambée des prix des carburants

La ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a adopté une position de temporisation lundi 9 mars, face à la hausse préoccupante des prix de l'essence et du gasoil. Interrogée sur RTL, elle a estimé qu'il était « trop tôt » pour discuter de la mise en place de nouvelles aides ciblées pour les automobilistes, tout en assurant que son ministère étudiait « tous les scénarios » possibles. Cette déclaration intervient dans un contexte où le prix du baril de pétrole a franchi la barre symbolique des 100 dollars dimanche, alimentant les inquiétudes des consommateurs et des partis politiques.

Une pression politique croissante et des contrôles annoncés

Plusieurs formations politiques, notamment le Rassemblement national et La France insoumise, ont exprimé leur vive préoccupation ces derniers jours. Le premier réclame une baisse des taxes sur les carburants, tandis que la seconde plaide pour un blocage des prix à la pompe. En réponse, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé dimanche un plan exceptionnel de 500 contrôles dans les stations-service, menés par la répression des fraudes (DGCCRF) entre lundi et mercredi. L'objectif est clair : prévenir et sanctionner les « hausses abusives des prix à la pompe » qui pourraient profiter de la situation tendue.

Des distributeurs sous surveillance et des abus pointés du doigt

Maud Bregeon a précisé que les distributeurs seraient de nouveau reçus en fin de semaine avec le ministre de l'Économie, Roland Lescure, pour faire un point complet sur la situation. « Il y a évidemment des distributeurs qui jouent le jeu. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier », a-t-elle nuancé, avant d'ajouter : « mais il y a, de toute évidence, des prix qui ont été rehaussés trop tôt et dans certains cas des abus ». La ministre a fermement averti que le gouvernement n'hésiterait pas à désigner publiquement les acteurs qui tenteraient de profiter indûment de la conjoncture économique difficile.

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Pas de risque de pénurie et une indépendance énergétique renforcée

Par ailleurs, Maud Bregeon a voulu rassurer la population en affirmant qu'il n'existait aucun risque de pénurie, que ce soit pour le pétrole, le gaz ou l'électricité. Alors que le prix du gaz européen a connu une hausse d'environ 30 % lundi, elle a catégoriquement exclu toute possibilité de racheter du gaz russe. « Nous sommes dans une situation très différente de celle de 2022, puisque le parc nucléaire fonctionne à plein », a-t-elle expliqué. Elle a souligné que la France était aujourd'hui moins dépendante du gaz qu'il y a trois ou quatre ans, grâce aux efforts de diversification et au bon fonctionnement des centrales nucléaires, offrant ainsi une certaine résilience face aux fluctuations des marchés internationaux.

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