Une baisse des carburants bien inférieure aux attentes après le cessez-le-feu
Les prix des carburants en France ont enregistré une baisse moyenne d'environ un centime depuis la conclusion du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, selon les chiffres du gouvernement analysés lundi 13 avril par l'AFP. Cette diminution est nettement inférieure aux anticipations, qui tablaient sur une réduction de 5 à 10 centimes.
Les chiffres précis de la baisse par type de carburant
Le lundi 13 avril, l'essence SP95-E10 se vendait en moyenne à 2,001 euros le litre, selon une moyenne des prix pratiqués à la pompe par 7 037 stations à 11 heures. Le SP98 coûtait en moyenne 2,098 euros le litre (sur 7 349 stations) et le gazole, carburant le plus consommé en France, atteignait 2,330 euros le litre (sur 8 810 stations).
Comparativement au 7 avril, veille de la conclusion du cessez-le-feu après plus d'un mois de guerre, ces carburants étaient vendus respectivement à 2,018 euros, 2,114 euros et 2,337 euros le litre. La baisse est donc comprise entre 0,7 centime pour le gazole et 1,7 centime d'euros pour le SP95-E10 selon les carburants depuis cette date.
Les raisons d'une baisse limitée malgré les espoirs
Le cessez-le-feu avait initialement entraîné une chute des prix des barils de pétrole, qui avaient flambé pendant le conflit. Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), avait déclaré à l'AFP que si le cours du pétrole se stabilisait autour de 92 à 95 dollars le baril, les prix à la pompe en France baisseraient rapidement de 5 à 10 centimes.
Le gouvernement avait pressé les distributeurs de répercuter rapidement tout recul des prix du pétrole. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait ainsi souhaité vendredi que les prix en station-service baissent d'ici à la fin du week-end ou au début de la semaine suivante.
Mais après une chute initiale, les prix du pétrole brut ont repris leur hausse, influencés par les derniers développements au Moyen-Orient, notamment l'échec de pourparlers ce week-end entre les États-Unis et l'Iran. Ils s'affichaient à plus de 102 dollars le baril lundi vers 10 heures GMT.
Une hausse significative depuis le début du conflit
Depuis le début de la guerre le 28 février, les prix moyens des carburants en France ont augmenté de manière notable :
- 28 centimes pour le SP95-E10
- 27 centimes pour le SP98
- 61 centimes pour le gazole
La barre symbolique des 2 euros le litre a été atteinte le 9 mars pour le gazole et le 1er avril pour le SP95-E10, l'essence la plus utilisée.
Les données officielles et les exceptions
Depuis 2006, les stations-service ont l'obligation de communiquer leurs prix au site gouvernemental www.prix-carburants.gouv.fr. Ces données sont ensuite publiées en libre accès et analysées par l'AFP.
Le cabinet de la ministre déléguée chargée de l'Énergie Maud Bregeon a fait état auprès de l'AFP d'une baisse du prix du gazole de 8,9 centimes le litre entre le 9 et le 12 avril, en mettant de côté les stations TotalEnergies dont les prix sont plafonnés et n'ont donc que très légèrement baissé.



