Le gouvernement français accélère sur la capture du carbone pour décarboner l'industrie
Vue depuis la grande tour de préchauffage de la cimenterie de Vicat, à Montalieu-Vercieu, en Isère, le 1ᵉʳ octobre 2025. Ce ne sera pas la panacée pour éliminer tout le dioxyde de carbone (CO2) émis en France, mais il n'empêche : le gouvernement français veut voir émerger une filière d'excellence autour du CCUS.
Une technologie clé pour la transition écologique
Un acronyme désignant la capture, le stockage et la valorisation du carbone, soit l'une des solutions régulièrement mises en avant pour faire avancer la décarbonation de l'industrie. Lundi 9 février, le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, réunit les principaux acteurs du secteur au siège du cimentier Vicat, à L'Isle-d'Abeau, en Isère.
Le groupe porte l'un des projets les plus ambitieux en France autour de cette technologie, depuis sa cimenterie de Montalieu-Vercieu, également en Isère. Grâce à un procédé cryogénique développé par la société française Air liquide, 1,2 million de tonnes de CO2 doit être collecté chaque année, avant d'être acheminé par carboduc le long de la vallée du Rhône jusqu'à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).
Un projet phare sur l'axe rhodanien
Liquéfié, le carbone doit terminer sa course dans un réservoir géologique au fond de la mer Adriatique. D'autres industriels présents sur l'axe rhodanien sont appelés à rejoindre l'initiative. Un projet comme celui-ci est la première pierre d'une chaîne de décarbonation. Mais il s'agit d'investissements considérables qui demandent du soutien, souligne-t-on chez Vicat en se félicitant de la mobilisation du gouvernement.
Cette réunion marque une étape importante dans la stratégie nationale pour réduire les émissions industrielles, avec le CCUS comme pilier technologique. Le projet de Vicat illustre les défis et les opportunités de cette approche, combinant innovation française et coopération internationale pour le stockage.