Une mesure pour accélérer les réparations
Le ministère des Transports a annoncé mercredi 24 septembre 2025 que les véhicules encore équipés d'airbags Takata défectueux qui se présenteront au contrôle technique à partir du 1er janvier 2026 seront automatiquement soumis à une contre-visite. Cette décision vise à garantir le remplacement effectif des airbags dangereux, responsables de nombreux accidents mortels dans le monde en raison d'explosions lors de chocs même mineurs.
Un projet de décret en cours
La mise en place de cette contre-visite systématique pour les véhicules concernés par un rappel urgent de type "stop drive" repose sur un projet de décret. Ce texte a été soumis à consultation publique, achevée en juillet 2025, et est désormais examiné par le Conseil d'État. L'objectif est une entrée en vigueur au 1er janvier 2026, selon le ministère.
1,7 million de véhicules concernés en France
En France, environ 1,7 million de véhicules de toutes marques sont visés par un rappel "stop drive", ce qui signifie qu'ils ne devraient pas circuler avant le remplacement gratuit des airbags. La mesure envisagée vise à "s'assurer de la réparation effective des véhicules concernés à l'occasion du contrôle technique", a souligné le ministère. Une fois en vigueur, tout véhicule présentant un airbag Takata non remplacé recevra un avis d'immobilisation jusqu'au changement du matériel défectueux.
Difficultés d'identification des véhicules
L'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD) avait recommandé fin juillet 2025 de conditionner la validation du contrôle technique au remplacement des airbags Takata. Cette condition empêcherait la revente de ces véhicules dangereux sur le marché de l'occasion et permettrait "d'écrémer le marché dans un système où la traçabilité n'est pas bonne". Actuellement, les contrôleurs techniques sont censés informer les propriétaires, mais les véhicules concernés restent difficiles à identifier en raison des lacunes du fichier des immatriculations (SIV).
Manque de réactivité des propriétaires
L'IGEDD a également souligné le "manque de réactivité de certains propriétaires qui ne perçoivent pas l'importance du message" et "l'absence d'incitation, voire d'obligation, à changer rapidement les airbags défectueux". Face aux rumeurs d'un durcissement généralisé du contrôle technique en 2026, le ministère a précisé que la mesure concernant les airbags Takata est la seule envisagée à ce jour.



