822 hectares pour le photovoltaïque au sol en Charente-Maritime
822 ha pour le photovoltaïque en Charente-Maritime

Un potentiel de 822 hectares pour le photovoltaïque au sol

Après consultation des agriculteurs, l’État vient de publier la liste des parcelles où les projets d’installations électriques au sol, hors agrivoltaïsme, sont les bienvenus. La Haute-Saintonge est particulièrement concernée. Quel est le potentiel foncier pour le développement des installations photovoltaïques au sol qui ne relèvent pas de l’agrivoltaïsme (production d’électricité et activités agricoles), en Charente-Maritime ? La réponse est donnée par le document-cadre départemental qui a fait l’objet d’un arrêté préfectoral le 24 avril et s’inscrit dans une volonté de l’État de rattraper son retard (objectif de 100 GW de capacité de production à l’horizon 2050).

Il est très précisément de 822,57 hectares. Un chiffre qui recouvre des réalités plurielles, puisqu’il s’agit de terres agricoles incultes ou pas exploitées depuis plus de dix ans, d’anciennes mines ou décharges, de sites pollués, de friches industrielles, de délaissés routiers ou portuaires… Bref, tout ce qui ne trouve plus vraiment d’utilité et fait au moins deux hectares, avec des exceptions. À Montendre, la société Électricité Azur a en effet fait inscrire un ensemble de six parcelles pour un total d’1,3 hectare.

Oléron, mais pas Ré

La liste de plus de 1 600 parcelles, sélectionnées sur la base de nombreux critères (exemple : pas soumises à la loi Littoral), a été établie après consultation de la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime. On en trouve un peu partout dans le département, sauf sur l’île de Ré et dans le bassin de Marennes. En revanche, 10,3 hectares sont jugés compatibles à des fermes électriques au sol, principalement à Dolus-d’Oléron et Saint-Georges-d’Oléron.

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La Communauté d’agglomération de La Rochelle, engagée dans le programme La Rochelle territoire zéro carbone qui vise la neutralité carbone en 2040, dispose de 22 hectares situés à Lagord (la Descenderie), Dompierre-sur-Mer (Terre-Nouvelle), Périgny (Varaize) et Croix-Chapeau (Le Moulin Rouge). Des parcelles ont aussi été identifiées à Landrais, Marans, Rochefort, Surgères… La plus importante (11 hectares) est à Fontenet. La part du lion revient à la vaste Communauté de communes de Haute-Saintonge : 456,1 hectares, soit 55 % du total départemental. Le document-cadre est valable pour cinq ans.

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