Au cœur des locaux de l'entreprise Sedema, située à Saint-Benoît dans la Vienne, Soumia Kenzeddine incarne un parcours remarquable. Le 13 février 2026, cette technicienne de production industrielle de 51 ans, de nationalité marocaine, prépare activement sa venue à Paris pour une cérémonie prestigieuse.
Un e-mail qui change tout
Lorsqu'elle a reçu un courriel de l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), une amie l'a mise en garde : « Fais attention, c'est peut-être une arnaque ». Mais Soumia Kenzeddine a choisi de ne pas écouter ces conseils de prudence et a cliqué sur le message. Une décision qui s'est avérée judicieuse.
L'e-mail l'invitait en effet à présenter sa candidature aux trophées Métiers pour ELLES. Ce concours national, financé par le ministère du Travail, a pour objectif de mettre en lumière des femmes évoluant dans des secteurs d'activité traditionnellement considérés comme masculins.
Parmi les sept lauréates
Soumia Kenzeddine, actuellement intérimaire dans une entreprise d'électricité de Saint-Benoît, fait partie des sept lauréates sélectionnées. Elles sont toutes attendues à Paris le 3 mars pour recevoir leur prix, en amont de la Journée internationale des droits des femmes célébrée le 8 mars.
Chacune de ces femmes est une ancienne stagiaire de l'AFPA. Le panel des lauréates est représentatif de la diversité des métiers concernés :
- Une grutière
- Une chaudronnière
- Une peintre en carrosserie
- Une installatrice en thermique et sanitaire
La mixité professionnelle en question
Ces métiers restent statistiquement peu ouverts à la mixité. Selon les données de l'Insee, la moitié des emplois occupés par des femmes en France se concentrent dans seulement 12 des 87 familles professionnelles utilisées pour analyser la mixité professionnelle.
Cette situation souligne l'importance d'initiatives comme les trophées Métiers pour ELLES, qui visent à briser les stéréotypes et à encourager les femmes à s'orienter vers des secteurs où elles sont sous-représentées.
Le parcours de Soumia Kenzeddine, comme celui des autres lauréates, témoigne des défis persistants mais aussi des progrès réalisés en matière d'égalité professionnelle. Leur reconnaissance publique lors de cette cérémonie parisienne constitue un signal fort pour toutes les femmes envisageant une carrière dans des domaines traditionnellement masculins.



